Paris WiFi : du rêve à la réalité...
Le WiFi à Paris, c'est parti !
Depuis hier, les Parisiens ont libre accès au réseau « Paris Wifi ». Ce réseau libre de toute redevance est accessible dans une centaine de lieux publics, en plein air ou à l’intérieur, avec déjà 160 bornes
WiFi installées. Parmi eux, le parvis de l'Hôtel de Ville, les Buttes-Chaumont, le parc Monceau, le jardin des Halles, la place des Vosges, le parc Georges-Brassens, le parc Montsouris, 44 bibliothèques, l'espace des Blancs-Manteaux, le musée d'art moderne et la maison de l'emploi du treizième arrondissement.
A partir d’un ordinateur ou d’un téléphone mobile compatible, l’internaute se connecte automatiquement sur la page d’accueil du service, à partir de laquelle il pourra ensuite profiter de tout Internet gratuitement. La navigation est libre et le
débit maximum atteindrait 8 Mbps en descente et 1 Mbps en montée. « Paris Wifi » propose également un logiciel de contrôle parental. Nous ne savons pas pour l’instant si cette connexion est limitée au surf sur Internet ou si elle permet également d’utiliser d’autres applications (messagerie instantanée, transfert de fichiers, téléphonie sur
IP, etc.).
Un service qui ne plaît pas à tout le monde ...
Cette nouveauté n'est pas vue d'un très bon œil par tout le monde. Selon le magazine Challenges,
France Télécom aurait porté plainte contre la Mairie de Paris auprès du tribunal administratif pour excès de pouvoir.
« C'est un recours sur le fond, mettant en cause la légitimité de la Mairie de Paris à intervenir sur le marché des télécoms, en vertu de l'article L.1425 du Code général des collectivités territoriales », rapporte un porte-parole de
France Télécom, cité par l'AFP. Selon 01net,
« Cet article stipule qu'une collectivité ne peut intervenir dans ce domaine que si elle ouvre les infrastructures à tous les opérateurs qui le souhaitent, ou après avoir constaté une insuffisance d'initiatives privées à la suite d'un appel d'offres infructueux ».
Pourtant
SFR et Alcatel-Lucent ont bien remporté un appel d’offre au début de l’année pour déployer 400 bornes
WiFi d’ici le mois d’août.
France Télécom souhaiterait donc accéder à ce réseau. Lors de l’appel d’offre, la Mairie de Paris avait précisé ne pas vouloir
« entrer en concurrence avec les opérateurs privés » avec ces accès sans fil gratuits,
« ce qui serait illégal. Nous offrirons un service public complémentaire ».
Tout cela se tient si le réseau déployé est accessible uniquement dans l’enceinte des lieux publics, mais qu’en sera-t-il si le signal est également accessible gratuitement depuis certaines habitations voisines ?
Ils sont excellents quand même :
- je réponds à l'appel d'offres et si je gagne tout va bien
- mais si je perds, je file au Tribunal administratif dire que l'appel d'offres n'aurait pas du avoir lieu.
Moi qui peine à expliquer le sens du mot fair-play à mon fils... Blague à part, le jugement du TA sera de grande importance, et Orange a visé juste.
S'agissant de services de télécommunications qui ne sont pas destinés à l'usage propre de la VdP, on peut considérer qu'il s'agit d'un réseau créé selon les dispositions de l'article L.1425-1 du Code Général des Collectivités Territoriales.
Et comme de surcroît les services offerts ne sont pas destinés à d'autres opérateurs de télécommunications mais à des usagers finals (grand public), la Ville de Paris aurait normalement du établir un constat de carence préalablement au lancement de l'appel d'offres conformément à ce même article.
Comme cela n'a pas été le cas, le juge, au moins sur la forme, peut recevoir la plainte d'Orange.
Pourtant la VdP a pris des précautions pour ne pas heurter les sensibilités des opérateurs en place en fermant les hot spots le soir et la nuit.
Quelle rigolade ! Les anglais qui disposent de wifi gratuit 24/7 le long de la Tamise vont encore bien se foutre de notre gueule
thoumayest - 17/07/2007 à 23h16
cette offre Wifi est gratuite, mais non sans contrepartie.
Après Paris, Londres se dote du Wifi gratuit:
Pour en profiter, vous devrez visionner une publicité de 15 à 30 secondes, ceci à un rythme d'un quart d'heure d'intervalle. Les antipubs pourront cependant éviter de subir cette agression moyennant 2,95 livres pour une heure, ou 9,95 livres pour le mois.
Disponible 24h/24 (a priori), cette offre serait la plus importante d'Europe selon Free-Hotspot, grâce à ses 22 kilomètres, le long de la Tamise, entre Millbank et Greenwich. Et cet espace devrait être quasiment multiplié par deux dès le mois prochain.
Il ne faudra par contre pas s'attendre à des vitesses extraordinaires. Vous ne pourrez ainsi télécharger qu'à 256 kbps, soit à peine 32 ko/s. Une vitesse largement suffisante pour surfer, chatter et vérifier son courrier.
http://www.pcinpact.com/actu/news/37664-Londres-Wi(...)
simon33 - 18/07/2007 à 08h40
J'ai utilisé cette connexion pendant une semaine dans le quartier des Docks fin juin. A part la fenêtre d'invitation truffée de pubs à l'identique de ce qu'on peut trouver dans les hotspots McDo par exemple, et des pops-up que Firefox a constamment bloqué, je n'ai pas eu à subir de déconnexion pour visionner des spots tous les 1/4 d'heure.
Je n'ai pas songé à faire des captures d'écran sur des mire IP, mais je n'ai pas senti de différence de débit significative par rapport aux hotspots que j'utilise en France. Si la bande passante était globalement limité à 256K, je m'en serais rendu compte, notamment sur les pièces jointes de messagerie.
Il est possible en revanche qu'ils bloquent ou limitent certains ports pour éviter le peering, mais là encore, je n'ai pas fait d'essai.
Ce qui est sûr en revanche, c'est que cela fonctionnait encore à l'heure de fermeture des sites publics parisiens...
thoumayest - 18/07/2007 à 10h51
et a ce tarif la pourquoi n'attaquent-ils pas les proprietaires de bases WIFI qui laissent leur acces libre ? ou les systemes style FON ?
NRAproche - 18/07/2007 à 11h14
au lieu de tirer tout azimuth sur les foneros avec peu de chances de gagner, et des dommages encore plus importants en terme d'image, Orange préfère cibler son attaque sur les collectivités locales pour leur foutre la trouille et éviter que ces dispositifs ne se développent trop vite ailleurs
thoumayest - 20/07/2007 à 07h24