Les opérateurs mènent toujours la danse !
Brève rédigée le 11/10/2007 à 15h28 par Patrick E.
Le bilan des plaintes faites à la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans le secteur des communications électroniques est éloquent et le syndicat CGT de la DGCCRF réagit face à l'inertie des pouvoirs en place.
Le bilan des plaintes relatives au secteur des communications électroniques a déjà été communiqué par la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) il y a quelques temps déjà (
voir ici).
Aujourd'hui c'est au tour du ministre chargé de la consommation,
Luc Chatel, d'en faire la présentation.
Évidemment et tout le monde le sait, le bilan n'est pas vraiment réjouissant.
Pour mémoire, et tous secteurs confondus, le nombre de plaintes est passé de 15 000 à plus de trente mille en seulement cinq ans, 34 300 pour être plus précis !
Le bilan met en avant une nette dégradation de la situation et le ministre se contente de croire que les opérateurs sont sur la bonne voie et que les choses s'améliorent.
«
Les opérateurs ont pris des dispositions pour améliorer leurs relations avec les usagers et limiter les sources de litiges » a-t-il dit.
Dans la réalité de tous les jours, les consommateurs sont seuls face à la puissance colossale des opérateurs et les pouvois publics ne tirent aucun enseignement d'un bilan qui s'alourdit d'année en année. En d'autres termes, rien ne bouge dans le sens des consommateurs !
Les pouvoirs en place sont-ils crédibles en matière de communications électroniques ?
A en croire le syndicat CGT de la
DGCCRF, première organisation de cette administration, non.
En fait, il y a six mois, le syndicat avait protesté vivement contre l'attentisme d'une direction générale qui privilégie les fausses négociations plutôt que de prendre vraiment les choses en main.
Évidemment, le ministre actuel semble satisfait de la situation actuelle. Il ne dit rien sur les procédures en cours qui ont bien du mal à aboutir et qui laissent les opérateurs toujours aussi puissants.
Et alors que la justice pénale peut être si efficace dans d'autres domaines, quand il s'agit d'un opérateur, elle est en panne complète, laissant le fournisseur agir en toute impunité.
Le syndicat estime qu'il est urgent de sortir du laisser aller actuel car les plaintes risquent de se multiplier encore dans les prochaines années.
Tout aussi urgent, il faudrait que les opérateurs ne puissent plus bénéficier d'une irresponsabilité juridique aussi évidente et que les dispositions actuelles du code de la consommation soient appliquées dans toute leur rigueur avec la même célérité que les tribunaux déploient actuellement pour les délits de droit commun.
A noter que le ministre a demandé une mise à jour des dispositions du code de la consommation.
Le communiqué de presse est lisible dans son intégralité sur
cette page.
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