UFC-Que Choisir enquête sur les tarifs de la mobilité
Brève rédigée le 28/02/2008 à 18h22 par Patrick E.
En matière de téléphonie mobile, le consommateur français est allègrement ponctionné par les trois opérateurs grassement installés dans leur monopole. Depuis bien des années, aucun des trois n'a fait un réel effort pour que le consommateur français gagne un minimum de pouvoir d'achat, bien au contraire.
L'association de consommateurs
UFC-Que choisir s'attaque aux tarifs de la mobilité en France et, le moins que l'on puisse dire, est que rien n'a vraiment changé depuis des années.
Les résultats de l'étude montrent qu'en fait, la baisse des tarifs a été bien modeste, voire qu'elle a été inexistante.
Petit bilan de l'étude de UFC-Que choisir
Les infrastructures des réseaux étant amorties depuis longtemps, on aurait dû bénéficier d'une forte baisse des tarifs. Dans les faits, il n'en est rien !
Les offres des opérateurs sont devenues plus riches de services et les tarifs des forfaits ont été augmentés à chaque fois.
Rien à voir avec les offres des fournisseurs ADSL qui ajoutent très souvent des nouveautés sans jamais augmenter leurs tarifs.
Il faut reconnaître que les offres des fournisseurs
ADSL sont devenues beaucoup moins opaques à comprendre au contraire de la mobilité où c'est souvent la jungle pour savoir ce dont on bénéficie en fin de compte.
Les FAI ont simplifié la vie de leurs clients puisqu'ils proposent un tarif forfaitaire qui est de 30 euros environ quelque soit le nombre de services actuels ou à venir. Et ces tarifs n'ont pas changé depuis des années contrairement aux services qui se sont multipliés dans chaque offre
ADSL.
En matière de téléphonie mobile, la tendance est également à l'illimité mais le consommateur a intérêt à bien décortiquer son offre pour savoir jusqu'où va son fameux illimité. Bien souvent, ces offres sont plus limitées tout en étant plus chères qu'un simple forfait classique évidemment.
Et en définitive c'est la facture qui est illimitée !
L'association
UFC-Que choisir donne des exemples de tarifs qui ont plus souvent augmenté depuis 2003 que le contraire.
Un client chez
Bouygues Telecom qui payait 20,50 € pour une consommation de 80 minutes en voix et 30 SMS en 2003 était facturé 25 € en septembre 2007, soit une augmentation de 22 % en 5 ans. On retrouve à peu près le même pourcentage d'augmentation chez
Orange. Par contre chez
SFR, le même client n'aurait subit que 4,10 % d'augmentation, c'est déjà mieux mais cela reste un plus à payer pour le client.
A comparer avec les forfaits qu'on trouve aux Etats Unis, la France fait pâle figure. En effet, là bas, la concurrence est beaucoup plus forte et il n'est pas rare d'obtenir des forfaits de 5 heures de communications pour 30 dollars ou encore de plus de 15 heures pour 40 dollars (
tarifs trouvés sur le site de T-Mobile).
Une autre exagération des offres françaises concerne les forfaits bloqués dans des périodes allant jusqu'à 24 mois, ce qui privent les consommateurs de pouvoir changer d'opérateurs plus facilement.
Finalement, on s'aperçoit que les années ont passées et que les forfaits sont restés très classiques et sont même devenus ultra chers.
Dans une famille où chaque membre possède son mobile, le pouvoir d'achat s'en retrouve très réduit dans les autres domaines de la consommation. C'est une question de choix, diront certains, mais dans notre société, le téléphone est devenu plus qu'indispensable et dans bien des cas, ce sera au détriment d'autres choses.
Il faut rappeler que les trois opérateurs principaux que sont
Orange,
SFR et
Bouygues Telecom se partagent 95 % du marché national de la téléphonie mobile. Les 5 % restants concernent les
opérateurs virtuels, autrement nommés les
MVNO. Mais ceux-ci n'ont pas d'impact réel sur les tarifs des grands opérateurs.
L'
UFC-Que choisir dénonce le manque d'une vraie concurrence dans le marché français et des offres en place qui ne vont pas du tout dans le sens du consommateur.
Il devient urgent qu'un quatrième opérateur mobile arrive en France et qu'il ait les moyens de bousculer l'ordre établi.
Une fois de plus, nous insisterons sur une question qui mériterait la réflexion des opérateurs ou, dans d'autres domaines, de certains grands distributeurs :
vaut-il mieux vendre plus pour pas cher ou peu pour très cher ?
Lien vers l'étude de
UFC-Que choisir
Source : DegroupNews

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Perso, le prix de mon forfait chez bouygues n'a pas changé depuis plus de 8 ans, car j'ai toujours refusé leurs propositions. En prenant un simple exemple, la facturation hors forfait a quasiment doublée depuis. Je paie toujours l'ancien prix...
Et des exemples comme ça y en a des tas et chez tous les opérateurs...
Valmen
valmen - 28/02/2008 à 20h15
Vince81 - 29/02/2008 à 09h05
En 2000, j'ai donc pris un téléphone en mobicarte qui à l'époque me coutait 70FF (soit 10.60) pour 2 mois, et c'était amplement suffisant, vu que je ne l'utilise que pour les appels de derniere minute ou pour en recevoir.
En 2002, je crois, passage à l'uro... passage aussi peu de temps après de ces mêmes cartes prépayées pour 2 mois à 15! Bon, encore là ça passait.
Environ 2004, passage encore de ces mêmes cartes à 20... toujours pour 2 mois ! Là ça commençait à bien faire... et j'étais obligé d'acheter tous les 2 mois une carte pour ne pas perdre mon crédit... car à ce niveau là je n'utilisais plus tout...
Et enfin, en juillet 2006 à peu près, passage à 30+5 gratuits pour la même durée... Là j'ai dis stop... Je suis partie à l'étranger, et j'ai finalement utilisé les + de 80 que j'avais cumulé pour ne pas perdre le crédit. Je suis toujours chez eux, mais je ne recharge que quand j'ai vraiment besoin et que 5, et ça m'est arrivé que 2 ou 3 fois, le reste du temps je laisse arriver à terme la validité du n° et je recharge juste avant pour ne pas le perdre.
Avec le téléphone sur IP, qui même en appelant sur un mobile reste bien moins cher, le tel portable ne me sert quasi qu'à être joignable.
En 6 ans, le mobicarte à augmenté pratiquement de 300%, en tout cas pour les durées de 2 mois.
Et après ça, ya pas arnaque...
_Kinyo_ - 29/02/2008 à 17h42
Le plus amusant c'est que mon témoignage, factuel, ne passait jamais l'étape de la validation ... Alors que des messages tout pourris mais facilement attaquables car non factuels passaient, eux ... bizarre.
Travaillant dans le domaine, je pense qu'il serait bon de comparer tous les aspects adsl / mobile:
en adsl, le support est un réseau cuivre pour lequel l'investissement est amorti, ne restant que des frais d'exploitation.
Le réseau GSM est en grande partie amorti, mais n'est pas figé. De plus en plus les propriétaires ne rebouvellent pas les baux, il faut donc reconstruire ce réseau au fur et à mesure. L'Arcep impose régulièrement des contraintes nouvelles (CIADT, axes routiers, etc ...), la technologie évolue et de nouveaux équipements sont installés (UMTS, HSDP et HSUPA, etc ...).
Il faut attendre que les réseaux UMTS soient mûrs pour espérer avoir de premières vraies offres similaires à celle de l'adsl.
Par contre, le marché ADSL étant en train de se consolider....
Sinon, sur les marchés ou le nombre de concurrents est important, il n'y a pas nécessairement guerre des prix (banque, grande distribution, pétrole, etc ...). Sur les prix pratiqués par les premières, le silence de l'UFC est assourdissant ...
billfouine - 29/02/2008 à 22h49
ET DITES:
"STOP A LA TELEPHONIE MOBILE"
Vous allez voir si en quelques mois plus de 10millions de gens dècident d'arreter leur abonnement, les opérateurs rèagiront et adapterons leurs offres!!!
tofoo93 - 01/03/2008 à 12h43