La riposte graduée mise à mal par Google, Microsoft et Yahoo!
Brève rédigée le 06/05/2008 à 19h52 par Charles P.
L'Association des Services Internet Communautaires, créée par AOL, Dailymotion, Google, PriceMinister et Yahoo!, dénonce la riposte graduée dans une lettre adressée à l'Elysée, Matignon et Eric Besson. Le projet de loi issu du rapport Olivennes est descendu en flèche par les puissants du web.
La riposte graduée a de plus en plus de mal à convaincre. Après l'échec retentissant devant les députés européens (
voir news ici), la loi Hadopi (Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des Droits sur l'Internet) subit un nouveau revers de la part des acteurs du web dont Google, Microsoft et Yahoo!.
Une lettre enflammée contre la riposte graduée
L'ASIC (Association des Services Internet Communautaires) a été créée en décembre 2007 par
AOL,
Dailymotion,
Google,
PriceMinister et
Yahoo!. Elle regroupe maintenant, en plus des membres originels de grands noms tels que
Microsoft,
Exalead,
Kewego,
Skyrock ou encore
Myspace. La grogne gagne les rangs de l'association au sujet de la riposte graduée et c'est dans une lettre adressée aux responsables politiques que l'ASIC attaque la légitimité de la loi Hadopi.
Cette missive de protestation fut adressée, entre autres, à l'Elysée, à Matignon et au cabinet d'Eric Besson. Dès le départ, l'ASIC critique le mode de concertation du projet de loi en regrettant
« d'avoir été associée si tardivement, étant donné que le texte avait visiblement déjà fait l’objet de nombreux arbitrages interministériels ».
Ce premier constat montre bien que la préparation de la riposte graduée n'a pas été un modèle démocratique, les acteurs de l'industrie musicale imposant largement leur vision d'un système répressif.
Forte de sa légitimité dans la sphère de l'Internet, l'ASIC attaque sévèrement l'hypocrisie de la loi Hadopi. En effet, la riposte graduée ne concernera pas forcément le contrevenant mais le titulaire de la ligne utilisée pour un téléchargement illégal. Il existe une grande nuance entre les deux sachant que bon nombre de particuliers n'ont pas forcément sécurisé leur connexion Wi-Fi. Il serait également possible de voir des entreprises privées d'Internet juste à cause d'un employé qui se serait aventuré à voler des fichiers musicaux :
« on imagine par exemple les conséquences économiques d’une suspension prononcée à l'égard de PME, dont les systèmes ne peuvent être sécurisés à 100% ». En clair, la riposte graduée se base sur des incertitudes, déplaçant un problème pour en créer d'autres.
ils sont payes (ils font payer leur clients!) aux nombre de "clics" !
plus de connections, plus de clics, plus de brouzouf!
amusant, pour le sens des "plus de"
ca marche pareil avec les sens: "plus du tout" ou "encore plus" ;o))
NRAproche - 07/05/2008 à 01h01
dgfu6578 - 07/05/2008 à 12h45
leurs arguments sont tres bons!!
il est facile d'imaginer qu'une connexion peut etre utiliser par plusieurs personnes(meme sans wifi).
shitakunai - 09/05/2008 à 10h25