Bilan du déploiement ADSL en Outre-mer par l'ARCEP
Brève rédigée le 13/06/2008 à 17h51 par Patrick E.
L'ARCEP vient de publier un bilan complet sur les télécoms dans les départements d'Outre-mer. Des départements qui sont, non seulement loin de la métropole, mais dont les caractéristiques ADSL et télécoms sont aussi éloignés de ce que que l'on peut bénéficier sur le continent.
Dire que l'
ADSL 2 Mbps est un luxe dans les départements d'
Outre-mer n'est pas un vain mot dans la mesure où l'abonné doit débourser bien souvent plus de 60 euros par mois pour une connexion
ADSL avec le service téléphonie illimitée et sauf exception, aucun service TV. Certains observateurs disent que c'est acceptable mais nous, nous pensons le contraire. Habitués à bénéficier de 20 Mbps et du triple-play (
Internet, téléphonie et TV) pour 30 euros par mois, il nous paraît inconcevable de devoir débourser le double du prix pour un
débit 10 fois inférieur !
Et pourtant, dans les départements d'
Outre-mer, nos voisins lointains n'ont pas le choix. De plus, les évolutions mettent du temps à venir. Le triple-play arrive péniblement sur certaines îles mais est encore loin d'égaler ce dont nous bénéficions en métropole.
Faisons notre propre état des lieux sous forme de données techniques et de vues splendides.
Tel que le défini le document de l'
ARCEP, les territoires d'
Outre-mer aimeraient bien bénéficier des mêmes abonnements que les métropolitains et ce, à juste titre. Ceci étant, il faut prendre en considération les spécificités de ces terres lointaines qui sont en général assez petites en comparaison d'un territoire comme la métropole. La notion de rentabilité entre en ligne de compte évidemment et il sera difficile pour certaines îles de tout avoir si le lieu n'offre que peu de rentrées financières pour les opérateurs.
Différence entre métropole et Outremer
Les départements d'
Outre-mer ne sont plus différents de nous quand on parle de
dégroupage, de haut
débit, d'opérateurs alternatifs ou historique, de régulation ou encore de service universel. C'est une excellente chose.
Par contre, concernant les
COM ou les
DOM, la notion de câbles transocéaniques ou d'équipements tropicalisés sont des notions qui rentrent en ligne de compte et bien évidemment, qui alourdissent la facture de la fourniture de capacité pour les réseaux locaux. En clair, et mis à part qu'il faut bien fournir des capacités dans ces contrées lointaines, rien n'est différent de nous en ce qui concerne la ou les technologies. Fournir des capacités qui doivent traverser les mers sur des distances énormes n'est pas chose facile et surtout, coûtent extrêmement cher.
Sur place, la fracture numérique est un maître mot. Il suffit simplement de comparer les débits proposés ou la téléphonie illimitée de la métropole avec ceux des îles et nous avons tout compris. En effet, là bas, le 2 Mega c'est le top, le 8 mega c'est un luxe et la téléphonie n'est illimitée que le soir et le week-end sauf dans certains abonnements hors de prix.
Alors oui, l'
ADSL est arrivé depuis longtemps dans les îles mais à quelle condition !
La différence de services entre l'Outre-mer et la métropole a un nom, elle s'appelle la « fracture numérique » pour ne pas dire le « gouffre numérique ».
En fait, si on devait comparer l'
ADSL dans les îles avec une technologie disponible en métropole, nous ne pourrions le faire qu'avec les offres satellites qui offrent à peu de choses près, les mêmes services vendus à des tarifs et des débits similaires.
Notre synthèse indique de grandes disparités entre les départements d'Outremer où la norme est au 2 Mbps dans la plupart des Îles les plus habitées. Des offres qui sont toutefois proposées à 65 euros en moyenne par mois. Un record, malgré tout, avec l'offre 2 Mbps vendue 524 euros par mois en Nouvelle Calédonie.
Maintenant, entre paysages superbes, mer de corail, soleil toute l'année et très haut
débit, il faut faire un choix. C'est à chacun de vivre ses préférences...
Source : DegroupNews

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faut bien controler en local non? ;o)
NRAproche - 13/06/2008 à 18h20