Un bilan du WiMAX sans grande illusion pour l'AVICCA
Brève rédigée le 17/06/2008 à 15h30 par Stéphane Caruana
Loin de se faire des illusions sur les résultats du contrôle des engagements pris par les opérateurs titulaires d'une licence WiMAX en termes de couverture du territoire mené par l'ARCEP, l'Association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l'Audiovisuel préfère prendre les devants et publier sa propre contribution au bilan d'étape WiMAX.
Dans un bilan d'étape de 8 pages (
l'intégralité du texte ici), l'
AVICCA souligne
les points sombres du développement du WiMAX et fait
plusieurs propositions afin d'améliorer la situation actuelle et de préparer l'avenir.
En préambule, l'association rappelle que, en ce qui concerne la couverture des «
zones qui ne sont pas atteintes par les technologies de masse actuelles dans des conditions de marché », aussi appelées
zones blanches, le
WiMAX a comme avantages d'être «
une véritable technologie d'opérateurs », de bénéficier de «
grands rayons d'action », de «
perspectives de coûts d'équipements faibles avec une normalisation internationale », et de «
capacités d'utilisation en collecte ».
Cependant, l'
AVICCA ne dresse pas une peinture hagiographique du
WiMAX et reconnaît que la technologie possède aussi certains inconvénients comme celui
d'être sensible aux reliefs et à la végétation, d'être située, en France, «
dans une bande de fréquence non optimale avec une bande passante réduite » et de
ne pas être tout à fait mature.
Les causes du retard :
Dans un premier temps, l'
AVICCA dresse la liste des raisons qui selon elle sont sources du retard pris dans le déploiement du
WiMAX.
Tout d'abord, si les retards constatés en 2007 et début 2008 aussi bien sur
la normalisation que sur
la livraison des équipements jouent
un rôle indéniable dans le ralentissement du développement du WiMAX, il ne peut s'agir de l'unique explication. A ces raisons vient s'ajouter
le choix de la bande passante 3,5 GHz pour le déploiement en France. En effet, les Etats-Unis et l'Asie ont opté pour les bandes 2,3 à 2,5 GHz pour l'attribution du
WiMAX. Outre le fait que ces bandes présentent
de meilleures caractéristiques que celle choisie par la France, les efforts de normalisation des équipementiers et des fabricants de puces ont porté sur les fréquences américaines et asiatiques, ces territoires représentant un marché plus porteur que le marché français. Il faudra donc compter
environ un an pour une mise au point adaptée à la bande 3,5.
De plus,
la très forte concentration des FAI est selon l'
AVICCA «
un frein évident » au déploiement du
WiMAX. Les zones blanches de l'
ADSL ne représentent que
550 000 lignes, soient
moins de 300 000 clients potentiels, quand la VoIP gagne
1 million d'abonnés par trimestre. On comprend alors qu'aucun des trois grands
FAI n'ait signé d'accord de commercialisation. Ce marché n'intéresse que
de petits FAI alternatifs, à la visibilité moindre mais qui ont l'habitude de travailler dans les zones blanches.
Enfin, l'
AVICCA se montre très critique quant à
la procédure d'attribution des licences WiMAX. Selon l'association, le mode d'attribution trop rigide, qui donnait un poids équivalent à trois critères, à savoir «
une attribution par région, avec un critère correspondant à l'objectif de couverture », «
un autre sur l'ouverture de la concurrence » et un troisième sur le montant des licences, est
la cause d'un résultat non optimal. Ainsi, le critère financier s'est parfois
substitué aux exigences de couverture et de concurrence, des conseils régionaux impliqués dans l'aménagement numérique n'ont pas obtenu de licence, l'Ile de France et PACA, deux régions importantes, «
n'ont aucun opérateur ayant comme objectif principal la couverture par une offre de gros neutre » et aucun opérateur de détail ne peut lancer seul une offre d'envergure nationale.
Source : DegroupNews
loggoi - 17/06/2008 à 16h37
intel ne semble pas s'y pressé que ça et repousse de trimestre en trimestre la sortie de la pupuce!!!
donc je vois pas trop les possesseurs des licences ce présser à dévellopé un réseau avec un matos de diffusion qui non seulement coute mais en plus est vite mis à jours par des évolutions matérielle constante!!!
pour infos seul illiad ambitionne à voir l'ouverture du réseau en portabilité de cellule ce qui n'est pas autorisé par l'arcep et ce que ne veut pas du tout les 3 gros du mobile qui ont beaucoup à perdre effectivement... le seul à avoir une licence sur tout un territoire et trop dangeureux comparé aux morcellement régionnal des autres...
tofoo93 - 17/06/2008 à 19h04