Le Troll de la semaine : Hervé Rony, directeur général du SNEP
Brève rédigée le 12/07/2008 à 13h34 par Stéphane C.
La loi « Création et Internet », qui contient la fameuse « riposte graduée » initiée par Chrisitine Albanel pour venir en aide aux pauvres majors du disque ruinées par le téléchargement illégal, semble propice à la naissance des petits êtres velus appelés Trolls.
Nous nous sommes cette semaine intéressés aux propos du directeur général du Syndicat National de l’Edition Phonographique (SNEP),
Hervé Rony.
Ce dernier a en effet créé un «
espace d'expression qui se veut pérenne pour vous adresser […]
des news, des prises de position, des messages réguliers qui seront notre voix directe et informelle en prise avec l'actualité de la musique et des nouvelles technologies », autrement dit
un blog. Inutile de préciser que M. Rony est tout à fait
favorable aux dispositions du gouvernement relatives à la protection des intérêts de l’industrie du disque.
Dans un post du 10 juillet 2008, sobrement intitulé «
Quand les internautes dérapent », Hervé Rony, jouant les candides, s’étonne que les 52 artistes musicaux qui ont apporté leur soutien à la loi Hadopi (
voir article) s’attirent
les foudres de la toile : «
Quel est ce débat dans lequel certains internautes tellement courageux qu’ils sont anonymes appellent à boycotter les artistes qui ont osé manifester une position favorable au texte ? ».
Hervé Rony fait cette remarque en réaction à des commentaires sur les sites du Monde et de Libération qui lui paraissent déplacés. Ne se rend-t-il pas compte que sa question même est source d’
une déferlante de commentaires plus ou moins modérés ? Surtout lorsqu’il enfonce le clou en ajoutant : «
Où est le débat, où est la juste discussion ? Où est la démocratie ? Nulle part. ». Ainsi donc, faire le choix
de ne pas écouter des artistes qui expriment publiquement
une position contraire à sa propre opinion n’est pas démocratique.
De plus, on déplore
l’angle sous lequel Hervé Rony aborde le débat. Comme beaucoup dans le secteur musical, il fait des internautes qui luttent contre la loi « Création et Internet » des gens
opposés à la reconnaissance et à la rémunération des artistes. Comme beaucoup dans le secteur musical, il n’envisage pas
la refonte du modèle économique auquel s’accrochent désespérément les majors du disque. Il est peut-être là le débat, elle est peut-être là la juste discussion.
Source : DegroupNews
Quelle est cette démocratie qui rédige des lois liberticides dans le seul but de préserver les intérêts d'une industrie dépassée par les événements et qui refuse de s'adapter ?
elijah - 12/07/2008 à 14h08
Plus sérieusement, ca devient tellement nul ce qu'on fait aujourd'hui en matière musicale que je ne regarde plus les chaines à clips et que je me limite aux radios qui melent les sketchs aux vraies musiques d'il y a 15 / 20 ans...
Grand - 12/07/2008 à 16h28
dans 30 ans "on" se rendra compte que CE système de distribution de disques ETAIT DEPASSE ...c'est TOUJOURS comme ça que ça se passe !
abominable - 13/07/2008 à 14h51