Iliad/Bolloré : le début d'un rapprochement ?
Brève rédigée le 21/07/2008 à 14h40 par Charles P.
Iliad suscite des convoitises et Vincent Bolloré ferait partie des intéressés pour acquérir la maison mère de Free. Malgré une offre avoisinant les 5 milliards d'euros, Xavier Niel a rejeté la proposition du groupe Bolloré.
La semaine dernière, le site
Electron Libre révélait que
le groupe Bolloré aurait tenté de racheter Iliad. L'empire de Vincent Bolloré, de plus en plus présent dans les médias, aurait proposé 90 euros par action (le cours étant aux alentours des 64 euros) soit
un total de 4,87 milliards d'euros pour acquérir la société propriétaire de
Free.
Iliad aurait rejeté l'offre, jugée insuffisante par Xavier Niel, son fondateur et principal actionnaire. Si
Free n'est pas à vendre, il a tout de même un prix et celui-ci serait donc assez élevé.
L'intérêt de Bolloré pour Iliad peut s'inscrire dans une politique de diversification des activités du groupe. Les secteurs de la presse et de l'audiovisuel intéressent de plus en plus Vincent Bolloré. Après la création de Direct 8, Direct Matin/Soir, l'acquisition de l'institut de sondages CSA, les télécoms marquent le nouveau territoire d'action du groupe.
La filiale Bolloré Télécom, détentrice de vingt licences régionales WiMAX (
lire article ici), prend de l'importance au sein du groupe. En fin stratège, Vincent Bolloré sait très bien que le futur de l'audiovisuel et de l'information en général passe par le secteur des télécoms.
En s'offrant Iliad, il renforcerait sa position sur ce terrain et deviendrait une troisième force face à Orange et Vivendi.
D'un autre côté, le développement de
Free devra obligatoirement passer par des investissements importants. Que ce soit le rachat d'
Alice, l'incursion dans la téléphonie mobile ou le développement de la fibre optique, les besoins de financement augmentent avec fulgurance et le chiffre dégagé par
Free n'est pas suffisant pour servir de levier à ces dépenses. Si Iliad a réussi à tracer son chemin seul jusqu'à aujourd'hui, l'offre de Bolloré n'est pas arrivée par hasard et donne quelques indices sur les perspectives de l'opérateur :
de grands projets pour rester dans le trio de tête mais qui nécessiteront une solide santé financière.
Mais, sachant que la communauté des Freenautes attache une grande importance aux choix effectués par les dirigeants, Xavier Niel devra agir avec précaution pour garder l'appui de ses millions d'abonnés.
Quoiqu'il en soit, l'attraction exercée par Iliad aux yeux de Bolloré, malgré un démenti de ce dernier, dynamise le titre de l'opérateur puisque
l'action d'Iliad s'envole en gagnant près de 6 % à la mi-journée.

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Les définitions de:
. CSA
loggoi - 21/07/2008 à 15h05
charles.p - 21/07/2008 à 15h21
Muzikals - 21/07/2008 à 17h10
Je retiens en tous cas que X. Niel n'est pas totalement opposé à la vente, tout dépend finalement du nombre de zéros sur le chèque...
Au fait, ça coûte combien un babygro en or massif ?
elijah - 21/07/2008 à 21h59
Le 21 juillet 2008 - 14 h 40, charles.p a écrit :
D'un autre côté, le développement de Free devra obligatoirement passer par des investissements importants. Que ce soit le rachat d'Alice, l'incursion dans la téléphonie mobile ou le développement de la fibre optique, les besoins de financement augmentent avec fulgurance et le chiffre dégagé par Free n'est pas suffisant pour servir de levier à ces dépenses. Si Iliad a réussi à tracer son chemin seul jusqu'à aujourd'hui, l'offre de Bolloré n'est pas arrivée par hasard et donne quelques indices sur les perspectives de l'opérateur : de grands projets pour rester dans le trio de tête mais qui nécessiteront une solide santé financière.
Tout à fait d'accord.
Pour faire face aux futurs gros investissements, j'ai toujours penser qu'Iliad devra s'allier à un gros bras, par tout moyen possible (alliance, rachat,...)
Je pensais plutôt jusqu'à maintenant à Bougues Telecom (téléphonie mobile et une maison mère solide).
En espérant que Free ne perde pas son âme dans cette course
fpna - 22/07/2008 à 09h35