Divorce à l'amiable entre Sony et BMG
Brève rédigée le 07/08/2008 à 13h02 par Stéphane C.
Bertelsmann retire ses billes de Sony BMG qui devient filiale à 100 % de Sony Corporation of America. Il faudra désormais appeler la major SMEI, pour Sony Music Entertainment Inc.
Le tentaculaire groupe de média allemand
Bertelsmann a annoncé mardi 5 août 2008 qu'il cédait
les 50 % de Sony BMG en sa possession à son partenaire japonais. Ainsi, la major qui sera rebaptisée
Sony Music Entertainment Inc (SMEI) sera entièrement détenue par
Sony Corporation of America.
Alors que la fusion entre
Sony et
BMG qui datait d'août 2004 était encore en cours d'examen par
la Cour européenne de justice, cette nouvelle transaction doit elle aussi obtenir l'approbation
des autorités garantes de la concurrence dans plusieurs pays. Néanmoins, les deux partenaires semblent grandement se réjouir de ce nouvel accord.
Pour
Howard Stringer, P-DG de
Sony, la «
renaissance » de
Sony Music va permettre au groupe d'utiliser à loisir sa musique dans «
ses films et ses programmes TV », ainsi que sur ses divers supports électroniques tels que la
PlayStation ou les téléphones mobiles
Sony Ericsson.
En ce qui concerne le groupe allemand, la vente lui aurait rapporté
1,5 milliard de dollars auquel s'ajoutent
des catalogues de droits musicaux européens. D'après
Hartmunt Ostrowski, P-DG de
Bertelsmann, le groupe repositionnerait ses activités autour
du secteur éducatif. Cependant, il n'abandonnerait pas totalement le monde de la musique puisqu'il désirerait «
exploiter en Europe une plateforme de droits musicaux sous la marque BMG » localisée à Berlin. Ce secteur ne lui est pas inconnu puisqu'en 2006, le groupe possédait son propre catalogue de droits musicaux,
BMG Music Publishing, qu'il avait alors cédé à
Vivendi.
En outre, à travers leurs filiales de distribution et d'impression
Sony DADC et
Aravto, les deux groupes entendent continuer à travailler ensemble.
Néanmoins,
la concentration de nombreux artistes et labels aux mains du seul géant japonais, et les déclarations de son P-DG à propos de
la convergence des activités du groupe, entre production de contenu et de contenants, ne laisse pas présager
l'ouverture du secteur et la remise en cause du modèle économique nécessaire à
une lutte efficace contre le téléchargement illégal, soi-disant responsable de tous les maux du marché musical. En effet, avec un tel pouvoir détenu par
Sony, les chances de voir disparaître les
DRM s'amenuisent un peu plus.
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