La neutralité du net français est-elle respectée ?
Brève rédigée le 18/08/2008 à 16h53 par Charles Pietri
La Federal Communications Commission, équivalent américain de l'ARCEP, a demandé à Comcast de rétablir l'ensemble des accès aux différents protocoles. Le régulateur américain impose donc un accès haut débit sans discrimination de services, mais, plus proche de nous, l'Italie se livre à l'exercice inverse en bloquant l'accès à plusieurs sites. Au milieu de tout cela, qu'en est-il dans l'Hexagone ?
L'histoire commence quand le câblo-opérateur Comcast bride certains accès de ses abonnés lorsqu'ils utilisent des applications P2P, notamment BitTorrent. Pensant économiser de la bande passante sans trop causer de remous, Comcast ne juge pas utile de prévenir ses clients de ces limitations. Malheureusement pour le câblo-opérateur, la FCC,
autorité de régulation des Etats-Unis, se penche sur ce cas pour voir de plus près ce qu'il en est.
Le câblo-opérateur nie avoir procédé au blocage de certaines applications et se défend en déclarant qu'il gérait simplement son réseau pour optimiser la bande passante de tous ses utilisateurs.
La FCC a réfuté ces arguments, jugeant que l'accès à Internet doit se faire sans discrimination de services. D'après
Vnunet, l'Autorité a sommé Comcast de cesser tout bridage estimant que les pratiques de Comcast ne respectaient absolument pas les règles fixées. Le président de la FCC, Kevin Martin, a ingénieusement comparé les communications électroniques au courrier :
« Accepteriez-vous que la Poste ouvre votre courrier, décidant de ne pas s'ennuyer à vous le livrer et cachant ce choix en le renvoyant à l'expéditeur avec 'adresse inconnue' sur l'enveloppe ?
Cependant, ils ont ouvert votre courrier, décidé que, parce que le camion de livraison est parfois surchargé, vos lettres peuvent attendre, et ainsi cacher qu'ils lisent votre correspondance et qu'ils en retardent l'acheminement. Malheureusement, c'est exactement ce que Comcast a fait avec ses clients Internet. »
L'analogie n'est pas inintéressante. Après tout, il s'agit de communication dans un cas comme dans l'autre. Comcast doit donc corriger le tir le plus rapidement possible. Même si le câblo-opérateur échappe à une amende,
il a trente jours pour fournir les informations concernant la surveillance des paquets IP et le bridage du réseau. Il doit également
mettre fin à ce bridage d'ici la fin de l'année et informer ses clients sur la façon dont il gère les connexions.
La FCC réclame donc une grande transparence vis à vis du traitement des informations qui circulent et se range du côté des utilisateurs lésés dans leur accès à Internet. Cette situation serait-elle possible en France ?
Source : DegroupNews
Hurrican - 18/08/2008 à 18h18
ALRBP - 18/08/2008 à 20h47
en effet, www.free.adsl est un serveur qui n'existe pas, et dans ce cas, alice, comme beaucoup d'autres opérateurs renvoi le client vers un serveur interne, qui propose des autres pages équivalentes.
par contre, la page http://www.free.fr/toto, par exemple est une page qui n'existe pas, et qui n'est pas redirigé par alice, ni par aucun autre opérateur, et qui affiche une belle erreur 404...
Errare DNS humanum est... ;-)
cedric2 - 20/08/2008 à 12h25
tofoo93 - 20/08/2008 à 16h22