Le lancement d'Orange Cinéma Séries compromis ?
Brève rédigée le 29/09/2008 à 18h23 par Charles Pietri
Visiblement, les discussions entre Orange et les représentants du cinéma français sont plutôt tendues. La question du financement du septième art français par l'opérateur provoque quelques désaccords.
Les aventures d'
Orange dans le monde du cinéma se parent de nuages sombres. Après l'annonce de l'arrivée d'
Orange Cinéma Séries au mois d'avril (
lire news ici) et la mise en place d'un partenariat avec le Festival de Deauville (
lire article ici), le septième art ne sourit plus à l'opérateur.
La semaine dernière,
Didier Lombard était reçu par le
CSA pour mettre au point la convention du bouquet
Orange Cinéma Séries. Le problème est que, pour que le Conseil conventionne ces chaînes, il faut qu'
Orange signe un accord avec les représentants du cinéma français.
En effet, au même titre que Canal + ou TPS, Orange doit investir dans la création française. Mais le problème est que les acteurs peinent à trouver un terrain d'entente sur le montant de cet investissement.
Canal + doit investir 120 millions d'euros par an (9 % de son chiffre d'affaires) tandis que
TPS, maintenant filiale de
Canal +, doit verser 40 millions d'euros (22 % de son CA). Mais les accords signés entre ces deux opérateurs et les organisations représentant le cinéma français (le BLIC, le BLOC et l'ARP) tablent également sur des seuils minimaux d'investissements. Ainsi
Canal + doit reverser un minimum de 3 euros par abonné, tandis que
TPS doit payer un minimum de 1 euro par abonné.
Partant de ces chiffres-là, le
BLIC (Bureau de Liaison des Industries du Cinéma), le
BLOC (Bureau de Liaison de l'Organisation Cinématographique) et l'
ARP (société civile des Auteurs Réalisateurs Producteurs) demandent d'
investir 22 % du chiffre d'affaires des prochaines chaînes du bouquet d'Orange avec un minimum compris entre 60 et 80 millions d'euros. Ce montant fait sursauter
Didier Lombard qui refuse de verser une telle somme alors que ces chaînes ne font encore aucune recette. De plus, le président précise que l'opérateur, via sa filiale
Studio 37, investit déjà dans la création cinématographique française, notamment dans les films
« La possibilité d'une île » ou
« Coluche ».
La dernière ligne droite d'
Orange Cinéma Séries risque donc de s'assombrir puisque l'opérateur est prêt à remettre en cause le lancement du bouquet prévu en décembre.
Un bras de fer entre Orange et le milieu du cinéma français vient donc de s'engager. Espérons que ce combat trouve une issue rapidement.
cathode - 29/09/2008 à 19h18
vincenzu - 29/09/2008 à 23h51
val1984 - 02/10/2008 à 22h50