Bouygues Telecom doit abattre son antenne-sapin
Brève rédigée le 02/10/2008 à 13h08 par Stéphane C.
Les questions sanitaires soulevées par les ondes électromagnétiques n'en finissent pas de susciter le débat. Dernier événement en date, un jugement vient d'être rendu qui préconise le principe de précaution, enjoignant Bouygues Telecom de démonter une antenne-relais en banlieue lyonnaise.
Durant l'été,
les nombreuses plaintes d'employés de bibliothèques municipales parisiennes avaient conduit la Mairie de Paris d'abandonner l'utilisation du
Wi-Fi dans ces établissements (
voir article).
Depuis,
l'équipe municipale de Paris s'est sérieusement intéressée au problème en lançant notamment «
une conférence citoyenne consacrée au thème des ondes électromagnétiques dont les résultats sont attendus au plus tard au printemps 2009 » (
voir article).
A présent, c'est
aux ondes GSM que s'intéresse la justice. Le tribunal de grande instance de Nanterre a en effet condamné
Bouygues Telecom à retirer
une antenne-relais camouflée en sapin située à Tassin La Demi Lune, dans le Rhône. De telles condamnations ont déjà été prononcées en vertu du « trouble de jouissance ». Néanmoins, le jugement rendu cette fois ne s'appuie pas sur
le droit des biens.
En accordant à chacun des trois couples plaignants
3 000 € de dommages et intérêts au titre de leur « exposition au risque sanitaire », le jugement souligne
l'aspect sanitaire du dossier et pourrait faire jurisprudence en appliquant
le principe de précaution. En effet, selon le TGI de Nanterre, «
le risque de troubles [...]
est lui certain puisqu'il n'est pas contesté que les autorités compétentes en la matière, tant internationales que françaises, préconisent de faire application d'un principe de précaution ».
Or, en l'espèce, l'absence de toute étude scientifique sérieuse confirmant ou infirmant le lien de cause à effet entre les antennes-relais et les troubles sanitaires pourrait se révéler
préjudiciable pour les opérateurs mobiles. Si le principe de précaution en la matière fait jurisprudence, les plaintes pourraient se multiplier et
la couverture GSM du territoire pourrait s'en trouver affectée.
Néanmoins,
Bouygues Telecom devrait
faire appel et le premier jugement pourrait être cassé. Ce qui permettrait de repousser aux calendes grecques
la question de l'impact des ondes électromagnétiques sur la santé.
Source : Lyon Plus
Appliquer le principe de précaution à toutes les sauces est aberrant. Le fait même de vivre engendre de par lui-même, un risque mortel certain et prouvé. Donc, il devrait être interdit de faire des enfants (application du principe de précaution) destinés à mourir tôt ou tard.
lemaigre - 02/10/2008 à 13h36
Les maux de tête seraient donc purement psychologiques !!!
En effet, pour ceux qui habitent dans les immeubles, faites le test : combien de box émettent en wifi chez vous ? Minimum 4-5...
Alors moi je pense que les employés de la biblio parisienne n'ont pas plus le droit que nous de porter plainte !
ben25350 - 02/10/2008 à 14h53
C'est seulement que maintenait que des gens ressente les effet ...
Et le plus intéressant, les gens qui ressentent les effet ont pas ou très peu de diplômes dans les secteurs de la technologie ...
cathode - 02/10/2008 à 21h58
Un tit câble ça serait mieux je trouve, mois de pollution électromagnétique...
Kwentin - 03/10/2008 à 13h28
Le 03 octobre 2008 - 13 h 28, Kwentin a écrit :
Je n'ai jamais comprend, les Radars, ils utilisent une liaison radio ?
Un tit câble ça serait mieux je trouve, mois de pollution électromagnétique...
Je suppose que tu parles des radars pour contrôler la vitesse sur la route.
Le principe même de ces Radars est d'utiliser les ondes radio pour déterminer la vitesse d'un solide en mouvement. Supprime les ondes et tu n'as plus de Radar.
Après pour la transmission au centre de Rennes se fait par une liaison Numéris relié au NRA le plus proche.
Et je ne voit pas pourquoi certains s'évertuent à détruire les Radars, alors qu'il est tellement plus facile de mettre hors circuit le NRA du coin
fanfouer - 03/10/2008 à 15h29