Jugement en appel favorable à Fuzz.fr contre Olivier Martinez
Brève rédigée le 24/11/2008 à 11h42 par Stéphane C.
En mars dernier, Eric Dupin, concepteur du site fuzz.fr, se voyait condamner à verser des dommages et intérêts à Olivier Martinez, pour un lien posté par un internaute sur son site communautaire. La Cour d'appel de Paris a invalidé ce jugement.
L'affaire avait indigné
tout l'Internet français. Le site de partage de liens Internet,
fuzz.fr, appartenant à la société
Bloobox.net dirigée par
Eric Dupin, avait été attaqué par
Olivier Martinez, acteur et mannequin français, pour atteinte à la vie privée, après la publication d'un lien menant à un site people.
Fonctionnant sur le modèle de
l'Internet participatif,
fuzz.fr est alimenté par les internautes qui postent eux-mêmes les liens vers les autres sites. Or, le Tribunal de Grande Instance de Paris avait estimé que le site
fuzz.fr pouvait être considéré comme
éditeur du contenu du site.
Eric Dupin, concepteur du site, avait donc été
condamné à verser des dommages et intérêts à l'égérie de parfums pour hommes (
voir article).
Après réflexion,
Eric Dupin avait décidé de faire appel (
voir article). Et c'est précisément
la Cour d'appel de Paris qui vient de rendre son verdict et
d'infirmer la première décision de justice. Ainsi, le site
fuzz.fr est bien reconnu comme étant
hébergeur des contenus postés par les internautes et non éditeur. La décision de la Cour d'appel de Paris s'appuie sur
une interprétation stricte de la LCEN (loi sur la confiance en l'économie numérique) et apporte
un bol d'air frais à tout le net communautaire français.
En effet, la condamnation de
fuzz.fr était comme
une épée de Damoclès suspendue au-dessus du
Web 2.0 en France. Cette décision de la Cour d'appel de Paris, en desserrant l'étau autour des concepteurs de sites participatifs, fait
jurisprudence et offre un horizon plus dégagé aux investisseurs du net.
Le Web 2.0 étant en plein essor, un jugement contraire aurait effectivement contraint l'Internet français à rester sur le quai, manquant le train de la révolution numérique et se coupant de sources de profit et d'opportunités de développement non négligeables.
la Cour d'Appel de Paris "nous enlève une épine du pied" !
( j'ose même pas imaginer :"SI ...."...ouille ! )
abominable - 24/11/2008 à 15h01