Europeana : panne au démarrage de la bibliothèque numérique
Article rédigé le 26/11/2008 à 18h21 par Stéphane Caruana
Europeana, l'ambitieux portail de la culture européenne accessible à tous, n'a pas supporté l'afflux de visiteurs qu'il a connu lors de son lancement partiel le 20 novembre dernier.
Nous vous faisions part, au mois d'août dernier, de
l'enthousiasme de Viviane Reding, commissaire européenne en charge de la Société de l'Information, concernant la mise en service à l'automne de
Europeana, la bibliothèque numérique européenne.
Jeudi 20 novembre, une première mouture du site, riche de quelques «
deux millions de livres, de cartes géographiques, d’enregistrements, de photographies, de documents d'archives, de tableaux et de films en provenance des bibliothèques nationales et d'institutions culturelles des 27 États membres de l’UE » a été lancée.
Les experts informatiques en charge du projet avaient tablé sur
un maximum de 5 millions de requêtes par heure. Or, c'est un trafic de près
de 10 millions de requêtes par heure (dont 3 000 utilisateurs concurrents – faisant la même chose au même moment) qu'ont dû affronter
les trois serveurs basés aux Pays-Bas.
Devant une telle affluence, le site a connu
de nombreux bugs et ralentissements qui ont conduit à
sa fermeture temporaire. La Commission européenne s'excuse pour ce contre-temps mais se félicite de l'intérêt quasi inespéré qu'a suscité le lancement d
'Europeana.
En effet, en 4 heures, le site a connu
plus de visites que le précédent service web
« The European Library », géré par les bibliothèques nationales, en une année entière.
Le problème devrait être résolu
dès la mi-décembre et le site devrait à nouveau être accessible. Par ailleurs,
Viviane Reding enjoint les Etats membres à poursuivre
l'effort de numérisation afin de continuer à alimenter la base de données d'
Europeana. La Commissaire européenne espère en effet que le portail de la culture européenne comporte
dix millions de références en 2010.
Europeana, bâti sur les fondations de
l'humanisme européen, a pour but de mettre à disposition des internautes du monde entier
les oeuvres culturelles des 27 Etats membres. Dans cette perspective, l'Union européenne a injecté
119 millions d'euros provenant de différents fonds pour la période 2009/2010.
Bruxelles rappelle néanmoins la nécessité
de partenariats public/privé afin de mener à bien la titanesque entreprise de
numérisation à venir. Or, ces partenariats, au-dessus desquels plane l'ombre de
Google, suscitent, notamment en France, l'inquiétude du milieu de l'édition.
Des exemples comme
le contrat passé entre Lyon et la multinationale américaine (
voir article) démontrent néanmoins que, si les instances publiques mènent à bien les négociations, la collaboration avec le secteur privé peut s'avérer
productive.
En attendant qu'
Europeana ne fonctionne à nouveau, vous pouvez vous rendre sur
ce site provisoire.
Source : DegroupNews
Encore une fois l'Europe m**de
Qui plus est, les info quand on se connecte sont en Anglais. Depuis le référendum sur l'Europe tout me confirme que nous avons eu raison de dire NON et merci au Irlandais
Bref s'ils avaient fait un peu moins les fanfarons, un peu moins montré leur pectoraux, ils auraient pu lancer cette bibliothèque sans que tous nous voulions la visiter en même temps, ou alors il faut sans donner les moyens
patounet1 - 26/11/2008 à 19h09
C'est vrai, je trouve cela pitoyable que les infos soient en américain lorsque l'on se connecte!!!
S'ils veulent créer un modèle alternatif à l'américanisme qu'ils arrêtent de nous vendre l'Europe comme un état américain (étasunien).
Pour une Europe européenne et non américaine!!!
Sinon c'est une bonne initiative mais encore une fois mal évaluée, où sont les études!
thib - 28/11/2008 à 21h06