Edito de décembre : le Père Noël aux abonnés absents
Article rédigé le 04/12/2008 à 18h13 par Charles P.
Les fêtes de fin d'année pointent le bout de leur nez. Mais le froid de l'hiver semble avoir raison des télécoms et des secteurs qui naviguent autour : la TMP tombe dans la neige, la réforme de l'audiovisuel public provoque un blizzard tandis que le développement du FTTH demeure gelé. Que reste-t-il pour réchauffer nos coeurs gercés par ce manque de volonté ?
La lutte féroce que se livraient les
FAI se transforme en bataille des tranchées. Il y a encore quelques mois, chaque
fournisseur d'accès se démenait pour avoir un pas d'avance sur les autres. Cela pouvait se faire à coup d'innovation, de promotion, de création de nouveaux services. Mais le climat a changé. Chacun veille à ce que les autres n'avancent pas. On peut le voir très clairement sur les dossiers de la fibre optique ou de la quatrième licence
3G.
En se consolidant, le secteur a transformé des entreprises agiles et réactives en mastodontes à la démarche plus assurée mais bien plus lente.
Le résultat est que la prise de risque est bien moindre, l'innovation se fait attendre et le secteur s'assagit. Les usagers doivent s'armer de patience avant de bénéficier des évolutions technologiques comme la convergence ou le très haut
débit. Il va donc falloir attendre et espérer que les opérateurs retrouvent le chemin de l'audace pour la plus grande joie de leurs abonnés si avides de nouveautés. Pour l'instant,
ceux-ci sont au régime sec et doivent se contenter de petites avancées mineures ou de simples chaînes TV supplémentaires. Maigre consolation quand on sait que
les opérateurs français étaient les plus dynamiques par rapport à leurs homologues européens et mondiaux.
Mais doit-on laisser l'absence d'enthousiasme influencer notre moral d'internaute ? Que nenni.
DegroupNews a décidé de prendre le contre-pied de cet immobilisme ambiant et vous prépare un joli programme pour ce mois de décembre. Dans les jours et les semaines qui viennent, nous allons vous concocter quelques dossiers dont
un test consacré à la Livebox Mini. Mais vous aurez également le privilège de découvrir des petites rubriques évènementielles pour bien conclure cette année (qui a parlé d'un podium de Trolls ?).
Ne laissons donc pas le marasme environnant influencer le dernier mois de l'année car, comme l'indique si bien le dicton de la Saint Gérald (le 5 décembre),
« Si décembre et janvier ne font leur chemin, février fait le lutin ». Qu'on se le tienne pour dit.
Source : DegroupNews

News en relation:
Le 04 décembre 2008 - 18 h 13, charles.p a écrit :
En se consolidant, le secteur a transformé des entreprises agiles et réactives en mastodontes à la démarche plus assurée mais bien plus lente.
Le résultat est que la prise de risque est bien moindre, l'innovation se fait attendre et le secteur s'assagit.Les usagers doivent s'armer de patience avant de bénéficier des évolutions technologiques comme la convergence ou le très haut débit. Il va donc falloir attendre et espérer que les opérateurs retrouvent le chemin de l'audace pour la plus grande joie de leurs abonnés si avides de nouveautés. Pour l'instant, ceux-ci sont au régime sec et doivent se contenter de petites avancées mineures ou de simples chaînes TV supplémentaires. Maigre consolation quand on sait que les opérateurs français étaient les plus dynamiques par rapport à leurs homologues européens et mondiaux.
Je ne suis pas bien certain du lien de cause à effet (mastodonte => moins de prise de risque). Cette analyse oublie totalement la crise que traversent toutes les économies. Si les opérateurs appuient sur le frein, c'est plutôt pour éviter de se prendre le mur qui nous arrive dessus, ou pour se le prendre moins fort.
N'oublions pas qu'ils ont été parmi les premiers échaudés par la bulle NTIC de 2000. Et s'ils ont les moyens de freiner sans penser tout de suite aux plans sociaux (contrairement à la bagnole par exemple), on ne va pas s'en plaindre.
Et en fin de compte, peut-être étaient-ils plus à l'écoute de ceux qui annonçaient la dite crise, car elle n'a rien de surprenant pour les observateurs qui faisaient état de cette surchauffe de l'économie (cf Ph. Labarde, J. Généreux, entre autres...).
vincenzu - 05/12/2008 à 00h02