Le Troll de la semaine : Hubert Falco et les zones blanches
Hubert Falco aurait-il cherché conseil auprès des habitués de quelque Café du Commerce ? Ces propos au sujet des 477 communes privées de réseau de téléphonie mobile pourraient le laisser croire.
Hubert Falco, secrétaire d'Etat à l'aménagement du territoire, a toujours paru concerné par
le sort des communes privées de réseau GSM. Ainsi n'a-t-il pas hésité à lancer un plan censé résorber
le problème dans 364 communes oubliées par les dispositions couvrant la période de 2003 à 2008.
En déplacement dans l'Orne le 15 janvier, le secrétaire d'Etat a rappelé que
le problème des zones blanches du mobile dans
les 477 communes concernées (113 de l'ancien plan et 364 du plan Falco) ne serait pas résolu avant 2011, comme convenu avec les opérateurs.
Néanmoins,
Hubert Falco semble avoir
une analyse un peu réductrice de la nature du problème. En effet, l'AFP rapporte que le secrétaire d'Etat aurait déclaré : «
Tout le monde veut la téléphonie mobile mais personne ne veut une antenne près de chez lui ».
On est en droit d'attendre
une réflexion un peu plus approfondie de la part du membre du gouvernement en charge du dossier. Les propos d'
Hubert Falco ressemblent, en la circonstance, à ces trolls que l'on trouve parfois, accoudés au bout du comptoir du Café du Commerce. C'est un peu court.
Qu'en est-il de la frilosité des opérateurs à investir sur des territoires peu ou pas rentables ?
S'il suffisait que tout le monde accepte de
vivre à proximité d'une antenne-relais pour que les zones blanches disparaissent, cela se saurait sans doute. Allez Bébert, ressers-nous une tournée de blanc ...
Là c'est le Stephane C qui nous fait le coup du café du commerce ...
Arguments un peu courts et fort peu étayés dans cette accusation de troll.
Les opérateurs ont pris des engagements de couverture, ça ne veut pas dire à n'importe quel prix.
Et si le programme n'est pas terminé en 2011, ce n'est pas parceque les opérateurs ne veulent pas faire des sites, c'est parcequ'ils ne le feront pas à n'importe quel prix et dans n'importe quelles conditions.
Les opérations ont été budgétisées lorsqu'elles ont été demandées par le gouvernement. Il s'agit - surtout maintenant - de rester dans les marges fixées.
Quand les communes "zones blanches" proposent un terrain à 4km du bourg, en plein forêt, et masqué partiellement par une colline, on peut comprendre que les opérateurs hésitent à payer une infrastructure couteuse pour réaliser une couverture partielle (il faut amener l'électricité, créer un chemin d'accès, parfois héliporter le matériel (du béton aux baies)).
Donc dépenser 20000 euros pour un site qui ne sera jamais rentable ...
Dans ce cas les opérateurs refusent, et ça repart pour un an ou deux de tractations et marchandages entre l'opérateur, commune et habitants.
Et ça fini parfois par une pile de pneus enflammés sous le pylône, qu'il faut reconstruire ....
Au fait, Mr le Troll, on dit "Qu'en est-il" pas "Qu'en ait-il".
Etre, pas avoir.
Nous on a le droit aux fotes d'otrograf et grammaticales, pas le gars qui met "rédacteur" sous son nom ...
billfouine - 17/01/2009 à 11h56
Etancarter - 17/01/2009 à 15h51
mcgyver2b - 17/01/2009 à 19h52
Le 17 janvier 2009 - 19 h 52, mcgyver2b a écrit :
ca devrait s arranger assez rapidement avec l arrivee du 4eme operateur . les pertes au niveau des zones blanches et non rentables seront moindres pour les 3 autres !!!!!!!!!!!
salut
est-ce que le 4ème opér. couvrira les Zone Blanches ?
(qui NE sont PAS ASSEZ rentables pour les 3 autres)
abominable - 18/01/2009 à 09h50
Le 17 janvier 2009 - 11 h 56, billfouine a écrit :
Au fait, Mr le Troll, on dit "Qu'en est-il" pas "Qu'en ait-il".
Etre, pas avoir.
Nous on a le droit aux fotes d'otrograf et grammaticales, pas le gars qui met "rédacteur" sous son nom ...
A Troll, Troll et demi:
"Hubert Falco, secrétaire d'Etat à l'aménagement du territoire, a toujours paru concerner" Non, non! Falco a toujours paru concerné (passé composé)
"le secrétaire d'Etat à rappeler" Bis! Il a rappelé
"le problème des zones blanches du mobile dans les 477 communes concernées (113 de l'ancien plan et 364 du plan Falco) ne seraient pas résolu avant 2011" : il s'agit du problème (sujet au singulier) qui ne serait pas résolu.
vincenzu - 18/01/2009 à 13h36