Taxe pour l'audiovisuel public : les MVNO montrent les crocs
L'opposition des MVNO à l'instauration d'une taxe sur leur chiffre d'affaires censée financer la télévision publique trouve un nouveau regain avant le vote du texte de loi, le 4 février prochain.
Les arbitrages de
la commission mixte paritaire chargée d'étudier la réforme de l'audiovisuel ne sont pas du goût de tout le monde.
En effet, non seulement
les modifications du Sénat ont majoritairement été abandonnées, mais les
MVNO espéraient
un assouplissement de la taxe sur le chiffre d'affaires des opérateurs de communications électroniques.
Cette taxe de 0,9 % du chiffre d'affaires, qui s'applique uniquement si ce dernier est supérieur à 5 millions d'euros par an, concerne
l'ensemble des opérateurs de télécommunications sans distinction.
Or, certains
MVNO, dont
Virgin Mobile ou
NRJ Mobile, réunis en association sous le nom d'
Alternative Mobile, attendaient des parlementaires qu'ils retoquent ces dispositions, en tenant compte du statut particulier des
opérateurs virtuels.
Selon l'association, cette taxe est «
sans fondement juridique » puisque les
MVNO ne proposent pas d'option TV. De plus, considérant
les faibles marges des opérateurs virtuels, cette taxe serait inévitablement répercutée sur leurs tarifs, les empêchant ainsi de jouer
le jeu concurrentiel qui leur est assigné.
Le va-et-vient parlementaire n'aura donc pas suffi
à apaiser les tensions autour du financement de l'audiovisuel public. Néanmoins, peu d'options s'offrent aux
MVNO, qui risquent d'être
les grands perdants de cette réforme.
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