Edito de février : Google peut-il engendrer le chaos du net ?
Le frimas de janvier n'aura épargné personne. Même le réseau des réseaux a été pris d'une poussée de fièvre samedi en raison d'une erreur provoquée par Google. Si l'on en croit l'effet engendré par cette petite panne de 40 minutes, il y a de quoi se poser certaines questions sur la puissance de Google au sein de la toile.
Errare Googlum est
Voilà qui pourrait résumer le dernier week-end de janvier. Internet s'est retrouvé grippé suite à une erreur apparue dans le célèbre moteur de recherche.
Pendant une quarantaine de minutes samedi après-midi,
la totalité des résultats de recherche sur Google indiquait « Ce site risque d'endommager votre ordinateur » rendant inaccessibles les pages trouvées. L'incident n'est pas grave en soi vu que rien n'empêchait de naviguer normalement en utilisant un autre moteur de recherche mais toute la toile s'est affolée pendant une partie de la journée.
Les internautes ont investi forums et sites d'actualités croyant à la propagation d'un virus. La presse online s'est vite fait l'écho de l'évènement et ces 40 minutes sont presque devenues
le samedi noir où Google a cassé Internet.
Ici et là, des centaines de messages d'internautes inquiets :
« ici à Dunkerque, Google ne marche plus »,
« moi je suis à Toulouse et Google bloque les liens »,
« Pareil à Marseille, impossible de surfer normalement »... sur des pages et des pages. Des milliers de surfeurs en herbe se transforment en reporters locaux d'un incident centralisé sur un moteur de recherche comme s'il s'agissait d'une tempête omniprésente.
Cet incident montre bien la puissance de Google sur la toile. Certains parlent de
« bug mondial », d'autres de
« panique sur Internet » : un incident d'une demi-heure traité comme une paralysie totale du web, une crise généralisée. Si cela peut prêter à sourire, l'effet est tel qu'on a l'impression que
l'équation Internet = Google se révèle de plus en plus vraie.
Un seul moteur vous manque et tout est dépeuplé
Les concurrents sont pourtant légions entre
Yahoo!,
LiveSearch ou encore
Exalead, mais la suprématie de
Google a éclaté au grand jour lors de ce bug.
Il est d'ailleurs assez inquiétant de constater qu'un seul acteur du net incarne la quasi-totalité de l'activité en ligne.
On peut d'ailleurs redouter que
Google Maps,
YouTube ou
Gmail ne prennent la relève et n'imposent
Google comme fournisseur de services unique dans l'inconscient collectif. Internautes, il est temps de prendre de bonnes résolutions et de diversifier au maximum vos outils de navigation.
Source : DegroupNews
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