Le Troll de la semaine : le gouvernement et le Wi-Fi
Brève rédigée le 07/02/2009 à 01h13 par Charles Pietri
Le gouvernement semble être frappé par une schizophrénie sévère. Non seulement, la secrétaire d'Etat à l'économie numérique ne peut naviguer normalement sur Internet mais le Wi-Fi est interdit dans les ministères car le signal pourrait être piraté. Pourtant, la faible sécurité du Wi-Fi n'est pas prise en compte par la loi « Création et Internet ».
Nathalie Kosciusko-Morizet vient de succéder à
Eric Besson à
la tête du secrétariat d'Etat à l'économie numérique. S'il est essentiel pour mener à bien cette mission de connaître le PIF (Paysage Internet Français), la tâche s'avère plus dure qu'il n'y paraît.
La secrétaire d'Etat a confié cette semaine au
Parisien que les connexions Internet du ministère étaient filtrées en
« raison de dispositifs de sécurité qui existent autour du Premier ministre ». Il lui en effet impossible de naviguer sur des sites comme
Youtube ou
Dailymotion.
A Matignon, on explique que certains sites sont bloqués pour des raisons de sécurité mais que les boîtes mail personnelles sont également inaccessibles pour des raisons de productivité. Ces restrictions semblent déjà un brin drastiques mais
le fait de ne pouvoir surfer normalement est tout de même très handicapant pour un secrétariat d'Etat à l'économie numérique.
Mais le plus ironique est à venir avec l'interdiction du
Wi-Fi au sein des ministères à cause de la vulnérabilité de ce mode de connexion. D'après le projet de loi
« Création et Internet »,
les connexions sans fil des particuliers sont suffisamment sécurisées pour éviter le piratage mais il en est autrement quand il s'agit du gouvernement. En bannissant le
Wi-Fi de ses murs, l'Etat reconnaît de lui-même la faiblesse de ce mode de connexion même avec un cryptage renforcé.
Si le gouvernement, avec tous les moyens techniques évolués mis à sa disposition, n'utilise pas le
Wi-Fi de peur de se faire pirater sa connexion, l'internaute lambda avec la sécurité basique WEP ou WPA de sa
box fait bien pâle figure.
La loi instaurant la riposte graduée stipule que
chaque citoyen est totalement responsable de sa connexion sans fil alors même que
les défauts de sécurité intrinsèques du Wi-Fi sont avoués par l'Etat. Pour
troller jusqu'au bout, on serait tenté de dire que dans cette histoire il y a deux poils, deux mesures...
Source : DegroupNews
On peut se demander ce que viennent faire deux poils ici, ou peut-être est-ce un jeu de mots ?
J'aurais peut-être préféré deux poêles.
Sam.Both - 07/02/2009 à 03h48
Mme Kosciusko-Morizet, une petit ligne France Telecom, une livebox et voila : réseau autonome assez bien sécurisé (WPA + adresse MAC) et de toute façon il n'y a qu'internet dessus et les ministères c'est grand, la porté du WiFi n'est pas énorme.
Sinon pour les visiteurs je vous conseille fon.com.
iso8859 - 07/02/2009 à 07h11
quelle bande de faux c.. "la haut" !!!
WIFI --> sécurisé pour les part.
WIFI ---> PAS séc. Gouv.
abominable - 07/02/2009 à 09h55
Certains édictent lois/décrets/règlements, et s'en moquent royalement lorsque ils le jugent nécessaire, surtout pour leur petite personne et/ou leurs amis (politiques ou non), et le "vulgaire" ne fait que subit/obeir "pour son bien"...
L'entité Conseil Général en est un exemple très démonstratif: Dès qu'un élu local a gouté un tant soit peu au "pouvoir central" (!!!), il fait tout pour y rester... (Honneurs, reconnaissance, envie; intérêts financiers...)
Pessimiste me direz-vous?
Peut-être un brin, si l'on considère que ce type de comportement n'est pas systématique, mais hélas beaucoup trop fréquent pour ne pas dénaturer profondément une démarche politique qui devrait être avant tout citoyenne, et non pas d'intérêt sordide et de copinage...
Désolé pour le hors sujet, bon week-end quand même à tous!
dgfu6578 - 07/02/2009 à 10h00
le quidam, et même nombre de spécialistes ou qui se croient tels, ne sont pas toujours au fait des dernières techniques de décryptage, souvent l'apanage de services de renseignements
ça me ferait bien chier d'apprendre un jour que des informations confidentielles tombent aux mains de pirates ou d'organisations mal intentionnées : on ne rigole pas avec ça
lmaurin - 07/02/2009 à 16h52