TF1 : quand le colosse de l'audiovisuel s'écroule
Article rédigé le 20/02/2009 à 11h59 par Stéphane Caruana
Victime de la crise, TF1 voit les annonceurs déserter son antenne au profit des chaînes de la TNT. La chaîne de Bouygues perd 19 % de son chiffre d'affaires publicitaire sur la période du 5 janvier au 15 février comparé à l'année dernière.
Effets conjugués de
la crise économique, de
l'arrêt de la publicité sur l'audiovisuel public après 20h et de
la montée en puissance des chaînes de la TNT, le début de l'année 2009 est décevant pour TF1.
Des recettes publicitaires dispersées :
La chaîne enregistre en effet un recul de 19 % en un an de son chiffre d'affaires publicitaire pour la période du 5 janvier au 15 février
. Cette perte de recettes publicitaires s'inscrit dans
un mouvement plus général qui touche l'ensemble des chaînes hertziennes (-18 %) : M6 voit son chiffre d'affaires publicitaire chuter de 5 %.
Seul
Canal + connait
une progression non négligeable, avec une hausse des recettes publicitaires de 17 % depuis l'arrêt de la publicité sur les chaînes du service public après 20h.
Les annonceurs semblent dorénavant bouder les chaînes historiques,
au profit des nouvelles venues de la TNT, mais également du
câble et du satellite. Ainsi, les recettes publicitaires de 82 de ces nouvelles chaînes progressent de
39 % et la hausse du chiffre d'affaires publicitaire atteint même les
79 % pour 10 chaînes de la
TNT.
Face à cette dispersion des investissements, TF1, qui régnait en maîtresse absolue sur la télévision française, est la plus durement touchée.
Un plan d'économies de 60 millions d'euros :
Après un recul du chiffre d'affaires global de 5,3 % en 2008, qui faisait déjà de TF1 la lanterne rouge des activités de Bouygues, le groupe audiovisuel table sur une perte de 9 % en 2009
. Avec une action en bourse qui a chuté de
14,52 % mercredi, la direction de TF1 est contrainte de réagir.
Un plan d'économies de 60 millions d'euros devrait donc être lancé
. L'heure est désormais à l'austérité, bien loin des fastes de «
Stars 90 » ou de «
Sacrée soirée ». Ainsi,
les 103 salariés qui ont quitté la chaîne en 2008 ne seront pas remplacés.
En outre, les programmes devraient également souffrir de ce plan ascétique.
Les jeux et les divertissements devraient rapidement voir le robinet de cash se tarir. En revanche,
les rediffusions à l'envi des épisodes de «
New York District » et de ses déclinaisons ou autres «
Experts » ont de beaux jours devant elles.
Qui va financer France Télévisions ?
Selon
Nonce Paolini, PDG du groupe TF1, «
Le modèle TF1 n'est pas en péril si on sait le mettre au goût du jour ». En misant sur
la délinéarisation des programmes, grâce à
TF1 Vision et à ses nombreux partenariats, la filiale audiovisuelle de Bouygues a encore le temps de voir venir.
En revanche, à la direction de
France Télévisions, les antidépresseurs doivent s'avaler comme des
M&M's. Un pourcentage sur l'augmentation des recettes publicitaires de TF1 et M6 devait en effet permettre
de compenser en partie le manque à gagner de l'arrêt de la publicité.
Qu'a prévu la ministre de la Culture et de la Communication en cas de chute du chiffre d'affaires publicitaire des chaînes privées ?
Question : comment expliquer aux français qu'on fait marche arrière, sans avoir l'air con ?
Hurrican - 20/02/2009 à 13h29
chuter
merci
Jovial - 21/02/2009 à 08h51
"le Président est aller se mettre, de lui même, dans un m...
surtout que personne n'avait RIEN demandé, "il" s'est réveillé un jour ..
..et hop ! (lubie ? )
abominable - 21/02/2009 à 14h55
la rançon de la gloire...
reipmop - 23/02/2009 à 10h31