Une cybermanifestation contre la riposte graduée
A l'occasion de l'examen du projet de loi Création et Internet à l'Assemblée Nationale mercredi 4 mars, le collectif « La Quadrature du Net » appelle au black-out du net français et met à disposition des internautes le kit du parfait cybermanifestant.
Le gouvernement néo-zélandais a renoncé à son projet de riposte graduée qui devait entrer en vigueur le 28 février dernier et qui prévoyait la suspension de la connexion des internautes suspectés de s'adonner au téléchargement illégal. En effet, les internautes néo-zélandais se sont mobilisés et ont organisé
un black-out du net du 16 au 23 février qui a provoqué le recul du Premier Ministre
John Key.
Inspirée par l'exemple océanien,
La Quadrature du Net entend créer
un black-out du net français pour protester contre
le projet de loi Création et Internet, dont l'examen débutera le 4 mars à l'Assemblée Nationale.
Le collectif met à disposition des internautes désireux de participer à la cybermanifestation
des bannières noires à afficher sur son site, son blog ou à insérer dans ses e-mails ainsi qu'un dossier intitulé «
Hadopi, Riposte graduée : Une réponse inefficace, inapplicable et dangereuse à un faux problème » destiné
à informer les députés sur les aléas du projet de loi.
Jérémie Zimmerman, porte-parole du collectif, fait le pari d'
une véritable solidarité des acteurs et utilisateurs du net, qui se penseraient comme une force agissante : «
Le Net s'est fait pour et par ses utilisateurs. Quelques entreprises archaïques et les politiciens qui tentent de le contrôler n'ont toujours pas compris comment fonctionnait le Net. Tous ensemble nous sommes infiniment plus intelligents et puissants qu'eux et devons le leur montrer, agir pour protéger nos libertés et l'architecture ouverte du réseau ».
Reste à savoir quel impact aura
ce mode d'action « à l'anglo-saxonne » sur des parlementaires qui remettent majoritairement peu en question le projet de loi de la ministre de la Culture et de la Communication. Contrairement à ce qu'il s'est passé en Nouvelle-Zélande, il n'est pas certain qu'
une journée « all black » suffise à faire reculer un gouvernement qui se montre particulièrement sourd aux critiques sur le sujet.
Source : DegroupNews
le mieux restant bien sur de contacter les députés
sinon ya aussi numerama qui a lancé une demande d'enquete contre c. Albanel sur facebook
malheureusement cette action est pas vraiment médiatisé et n'a touché que dans les 7000 personnes
alain57 - 03/03/2009 à 13h01