Le futur du mobile fait son grand retour
Le haut et le très haut débit mobile sont à l'honneur à l'ARCEP. Alors que l'autorité transmet au gouvernement son avis sur les modalités d'attribution de la quatrième licence 3G, elle lance en parallèle une consultation publique sur la 4G.
Les modalités d'attribution de la quatrième licence 3G :
L'
ARCEP vient de transmettre au gouvernement ses propositions quant au lancement de
la procédure d'attribution de la quatrième licence 3G. L'autorité insiste sur
l'obligation de couverture qui s'applique aux candidats et qui est identique à celle des précédents appels à candidature, à savoir
25 % de la population en 2 ans et 80 % en 8 ans.
Néanmoins, d'autres critères d'attribution doivent entrer en jeu comme
la cohérence et la crédibilité du projet,
les offres de services et les offres tarifaires, les actions visant
à préserver l'environnement, l'impact sur
l'emploi ou
la prise en compte des MVNO.
Le régulateur tient également à rappeler les droits du nouvel entrant. En contrepartie d'
une redevance proportionnelle à celle déjà payée par les opérateurs actuels, ce dernier aura
accès à 5 MHz duplex dans la bande des 900 MHz (en plus des 2,1 GHz), à
un droit d'itinérance sur l'un des trois réseaux GSM pendant 6 ans et à
un droit d'accès aux sites GSM des trois opérateurs mobiles lorsqu'ils sont utilisés pour la
3G.
Les dossiers de candidatures pourront être déposés
jusqu'au 30 juin 2009. Pour l'instant, seul
Iliad, maison-mère de
Free, a ouvertement fait part de son intérêt pour la quatrième licence
3G.
Une consultation publique autour de la 4G :
En ce qui concerne
la 4G, technologie amenée à supplanter l'
UMTS dans la décennie à venir, l'
ARCEP lance
une consultation publique très large concernant
les modalités d'attribution des fréquences des bandes 800 MHz et 2,6 GHz.
Balayant un large spectre de paramètres, cette consultation s'intéresse évidemment à
la couverture du territoire que les fréquences basses de la bande 800 MHz issues du
dividende numérique sont censées faciliter.
La
4G, s'appuyant sur
la technologie LTE ou sur
le WiMAX mobile, devrait permettre d'atteindre
des débits moyens d'une à plusieurs dizaines de Mb/s. Ainsi, le très haut
débit mobile devrait non seulement
être complémentaire du très haut mobile fixe mais également
se substituer à la fibre optique dans certaines zones.
Les participants à la consultation publique sont donc invités à s'interroger sur l
es apports économiques, sociaux et culturels du très haut débit mobile, notamment grâce à l'amélioration de la compétitivité des entreprises, au développement de nouveaux modes de consommation des contenus numériques ou bien encore au renouvellement du lien social.
En outre,
le déploiement d'un nouveau réseau mobile pose la question de
la relance de la concurrence dans le secteur mais également de
l'implantation de nouvelles antennes, à une époque où les contribuables sont de plus en plus réfractaires aux émetteurs d'ondes électromagnétiques.
La consultation publique court
jusqu'au 15 juin, pour une attribution des aurtorisations en 2010.
Le haut et le très haut débit mobile au service de nouveaux usages numériques :
Malgré une période difficile pour la téléphonie mobile, due aussi bien à la crise économique qu'à la peur
d'éventuels risques sur la santé, l'
ARCEP et le gouvernement s'accrochent à
l'entrée d'un nouvel opérateur pour redynamiser le secteur.
Parallèlement au développement de la
3G, le déploiement de réseaux très haut
débit mobile constitue également
un enjeu économique fort, censé accompagner le très haut
débit fixe et permettre
l'émergence de nouveaux usages numériques.
Source : DegroupNews
Il n'y a aucun commentaire.