Le Vatican ne veut pas de religion dans les URL
Le projet de l'ICANN d'autoriser un plus grand nombre de mots en guise d'extensions de noms de domaine n'est pas du goût de tout le monde. Au Vatican, on aimerait apporter certaines restrictions.
Depuis la réunion internationale de l'
ICANN de juin 2008 qui s'est tenue à Paris, l'organisme de gestion des noms de domaine ne cache plus son intention
d'élargir les possibilités d'extension à une multitude de mots.
Paul Towney, président de l'
ICANN, avait alors assuré qu'il ne serait pas possible
d'usurper l'identité d'une communauté, grâce au contrôle exercé par l'organisme. Or, cette disposition n'est pas du goût du Saint-Siège.
En effet,
le Vatican a fait savoir à une agence de presse autrichienne qu'il préférait que
les catégories à caractère religieux telles que « .catholic », « .islam » ou « .buddhist » ne soient pas autorisées. Plus que l'usurpation d'identité, ce que craint
le Vatican, c'est qu'il revienne à l'
ICANN, une organisation de droit privé à but non lucratif supervisée par le gouvernement américain, de désigner
les sites pouvant se réclamer de telle ou telle confession.
S'il accède à la demande de Rome, l'organisme pourrait se retrouver assailli
de requêtes toutes aussi légitimes émanant de communautés ne souhaitant pas remettre leur destin entre les mains de l'
ICANN et permettre au seul organisme
de définir leurs contours. Il va donc falloir que l'organisation mondiale de gestion des noms de domaine parvienne à associer les communautés à l'attribution des extensions, s'il souhaite voir aboutir son projet d'ouverture.
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