Fibre optique : point d'étape sur le déploiement
Article rédigé le 08/04/2009 à 18h13 par Charles Pietri
Après plusieurs mois d'expérimentations sur le terrain, les différents acteurs du déploiement de la fibre optique se sont réunis sous l'égide de l'ARCEP et de la secrétaire d'Etat à l'Economie Numérique. L'Autorité a profité de ce point d'étape pour lancer une consultation publique concernant les orientations à prendre suite aux observations de ces dernières semaines.
Le très haut
débit revient sur le devant de la scène après quelques semaines de répit. Mais les différents acteurs concernés par le déploiement de la fibre optique n'ont pas chômé. Depuis le début de mois de janvier,
des expérimentations ont eu lieu afin de vérifier la faisabilité technique et la viabilité des choix des différents opérateurs. Entre le mono-fibre et le multi-fibres, le point-à-point et le PON, plusieurs options s'offrent au niveau de l'architecture à adopter.
Ces expérimentations ont permis à l'
ARCEP de dessiner des premières pistes concernant les modalités de déploiement dans les zones très denses. Les tests ont été menés dans des secteurs à densité de population très forte et concernaient des schémas avec le point de mutualisation au pied de l'immeuble.
Ces essais ont vu se confronter les différents choix technologiques des opérateurs : mono-fibre, multi-fibres, P2P,
GPON.
Un groupe de pilotage s'est réuni toutes les deux semaines afin de travailler sur trois aspects précis de chaque architecture :
- Un sous-groupe « Coûts » permettant d'identifier les investissements nécessaires et les coûts encourus pour chaque type d'infrastructure
- Un sous-groupe « Architecture/Opérationnel » travaillant sur la faisabilité et la viabilité techniques des différents choix
- Un sous-groupe « Spécifications techniques » identifiant la liste des équipements nécessaires et les points précis garantissant l'interopérabilité des réseaux
Ces expérimentations ont permis de dégager les premières pistes du futur cadre réglementaire. Ces orientations sont soumises à consultation publique par l'
ARCEP jusqu'au 30 avril.
Concernant le choix cornélien entre P2P et PON, l'Autorité a préféré ne pas imposer de solution. L'
ARCEP estime que chaque technologie a ses avantages et ses inconvénients. Le point-à-point nécessite un investissement initial massif mais se révèle plus souple à gérer avec des coûts d'exploitation modérés. Le PON est moins coûteux au départ mais l'optimisation du réseau sur le long terme pourrait exiger des financements importants.
Afin de garantir le libre choix des opérateurs, l'
ARCEP propose un schéma de fonctionnement permettant de poser une fibre surnuméraire :
- « Tout opérateur pourrait exercer une option auprès de l'opérateur d'immeuble, pour que ce dernier installe une fibre surnuméraire qui lui est dédiée pour chaque logement ; ceci vise à répondre à la demande des opérateurs souhaitant souder leur fibre au point de mutualisation ; dans ce cas, les coûts imputables à la pose de fibre surnuméraire devraient être intégralement préfinancés par l'opérateur bénéficiaire, qui partagerait également les coûts d'équipement de l'immeuble ;
- Tout opérateur aurait la garantie de pouvoir installer un boîtier de flexibilité, par exemple au niveau du point de mutualisation ; ceci vise à répondre à la demande des opérateurs souhaitant en disposer. »
L'Autorité invite les différents acteurs à s'exprimer à propos de ce schéma au cours de la consultation publique.
L'autre sujet de questionnement concerne le point de mutualisation. Si la loi le situe en dehors de la propriété, sauf dans les cas définis par l'Autorité, certains paramètres restent à préciser.
Source : DegroupNews
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