Le Troll de la semaine : Jean-François Copé et le fiasco Hadopi
Les situations imprévues créent toujours les meilleurs trolls. Contre toute attente, le projet de loi Création et Internet a été rejeté par les députés. Dans l'hémicycle déserté par les élus UMP résonnent encore les explications trollesques de Jean-François Copé.
Le président du groupe
UMP à l'Assemblée Nationale,
Jean-François Copé, va sans doute devoir réviser la déclinaison de
mea culpa à tous les cas. En effet, pour la première fois depuis 1983 – et seulement la quatrième fois dans l'histoire de la Vème République – les députés ont rejeté un texte après son passage devant une commission mixte paritaire.
Jeudi 9 avril 2009, à 13h04, le très controversé projet de loi
Création et Internet, défendu corps et âme par le gouvernement et sa très zélée représentante
Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, a été rejeté par 21 voix contre 15.
Comment le groupe parlementaire
UMP, fort de ses quelques
317 membres, a-t-il pu être battu par l'opposition ?
La proximité des vacances de Pâques (le soir même) est une piste.
La mauvaise image dont jouit le texte qui instaure la suspension de la connexion Internet de présumés pirates, jusque dans les rangs de la majorité, en est une autre. La désertion du Palais Bourbon par les représentants du peuple pose question.
Naturellement, les micros et les caméras se sont tournés vers le banc qu'occupe habituellement
Jean-François Copé, pour recueillir sa réaction.
Celui-ci était vide. «
J'étais dans mon bureau juste à côté, mais là n'est pas le problème ... » a par la suite affirmé le président du groupe
UMP.
Les raisons du fiasco que vient d'essuyer la majorité et le gouvernement ? «
C'est un bon vieux mauvais coup socialiste. Une technique classique d'obstruction qui consiste à planquer une dizaine de députés au bon moment derrière une colonne pour faire planter un texte ».
La cause du rejet du texte n'est donc pas
l'absence des députés de droite, tel qu'un esprit un peu étriqué comme le nôtre aurait pu le supposer, mais plutôt
la présence des députés de gauche, comme nous l'explique si doctement
Jean-François Copé, avant d'ajouter sur l'antenne d'Europe 1
qu'il assume ses responsabilités et qu'il n'a pas pour habitude de «
se cacher derrière [son]
petit doigt » (ni même derrière une colonne, soit dit en passant).
Une fois que tout le monde aura terminé
de jouer à cache-cache et autre « Loup y es-tu ? », le projet de loi Création et Internet devrait à nouveau être soumis au vote des parlementaires. Il y a fort à parier que cette fois-ci,
l'hémicycle sera bourdonnant d'activité. Les députés
UMP opposés au texte iront-ils
jusqu'au bout de leur logique ou se cacheront-ils derrière un pupitre, un fauteuil, un rideau, un micro, un pouce, un index ou encore un auriculaire ? Réponse aux alentours du 28 avril.
effectivement, eu n'ont jamais utilisé cette méthode, jamais ... à quoi que, il y a 15 jours environ je crois, au moment des débats, plein de députés UMP sont arrivés petit à petit, on voté pour un article et se sont soudainement tous barré d'un coup juste après le vote, presque une marrée humaine ! Faudra retrouver la vidéo tiens !
alors paille, poutre, tout çaaaaaaaaa
Muzikals - 11/04/2009 à 03h06
C'est vraiment un grand n'importe quoi surtout!
Grand - 11/04/2009 à 04h07
Le 11 avril 2009 - 04 h 07, Grand a écrit :
Re présentation? et si c'est encore rejeté, ils feront appel au 49-3 aussi?
Oui, je ne comprend pas, moi non plus, le pourquoi d'un repassage devant les députés alors qu'eux-mêmes l'on désapprouvé...
A quoi cela rime-t-il?
fanfouer - 11/04/2009 à 12h06
Tu es censé être là pour voter.
Si t'es pas là, bien fait pour toi.
Facile de dire "c'est leur faute, ils sont arrivés en nombre !".
La bonne blague !
La vraie réponse est : "désolé, on a merdé, on était encore à table à finir notre dessert...".
Les pauvres chéris, on va les plaindre avec leurs salaires démesurés...
odysseus - 11/04/2009 à 13h55
demangea - 11/04/2009 à 14h05