L'UNESCO met en ligne une bibliothèque numérique mondiale
Depuis le 21 avril, la Bibliothèque Numérique Mondiale voulue par l'UNESCO est en ligne. Celle-ci devrait permettre à terme aux internautes d'accéder gratuitement aux contenus d'établissements de plus de soixante pays différents.
L'
UNESCO vient de se doter d'un nouvel outil pour «
promouvoir l'entente internationale et interculturelle » :
la Bibliothèque Numérique Mondiale.
La genèse du projet remonte à un discours de
James H. Billington, bibliothécaire du Congrès, prononcé en juin 2005 devant la Commission américaine de l'
UNESCO. «
L'idée de base était de rassembler sur Internet, et de façon accessible, des richesses culturelles du monde entier afin de raconter l'histoire de tous les pays et toutes les cultures et d'en souligner les réalisations, favorisant ainsi la sensibilisation et l'entente inter-culturelles ».
Séduit par cette proposition, l'
UNESCO a constitué un groupe d'experts chargés de relever les défis d'un tel outil Internet, l'accent étant porté sur
le multilinguisme et
l'ergonomie du moteur de recherche. A partir de 2006, un noyau dur d'institutions partenaires s'est formé autour des équipes de l'
UNESCO et de la
Bibliothèque du Congrès, composé de la
Bibliotheca Alexandrina, de la
Bibliothèque nationale du Brésil, de la
Bibliothèque et des Archives nationales de l'Égypte, de la
Bibliothèque Nationale de Russie et de la
Bibliothèque d'État russe.
Ces organismes fondateurs se sont engagés à fournir du contenu à la
Bibliothèque Numérique Mondiale afin de mettre sur pied en octobre 2007
un prototype présenté à la Conférence générale de l'
UNESCO. Ceci a permis de séduire un certain nombre de nouveaux partenaires avant la mise en ligne définitive.
Au final, la première mouture de la
BNM présentée au grand public - disponible en
sept langues - ne compte pas moins de
31 partenaires (bibliothèques, centres d'archives ou institutions culturelles). On note la présence de pays occidentaux comme
les Etats-Unis d'Amérique,
la France ou encore
la Suède, mais également la participation d'un certain nombre de pays émergents comme
la Chine,
le Qatar,
la Serbie ou
l'Ouganda.
L'
UNESCO a tenu dès le départ à inclure une grande diversité de pays au projet, afin de créer
un effet d'entraînement et d'aboutir à la participation d'
une soixantaine de pays fin 2009. Chaque organisation reste propriétaire de ses contenus et des moyens techniques et financiers seront proposés pour aider à la
numérisation des oeuvres.
Par ailleurs, on peut remarquer parmi les contributeurs financiers la présence de
Google. L'entreprise américaine,
très impliquée dans la numérisation des biens culturels, a fourni
3 millions de dollars pour l'élaboration initiale du prototype de la
BNM. On retrouve aussi au rang des généreux donateurs
Microsoft, la fondation du
Qatar ou encore l'
Université des sciences et technologies du roi Abdullah (Arabie Saoudite).
Le projet de la
Bibliothèque Numérique Mondiale s'inscrit aux côtés d'
Europeana, la bibliothèque numérique européenne, dans la recherche d'une technologie au service du dialogue interculturel.
Source : DegroupNews
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