Les chaînes de la TNT à l'épreuve de la production audiovisuelle
Brève rédigée le 27/04/2009 à 16h35 par Stéphane C.
A l'instar de leurs aînées, les chaînes du numérique doivent fixer leurs obligations d'investissement dans la production audiovisuelle avant l'été, au terme de négociations avec les producteurs.
Les chaînes du
câble, du satellite et de la
TNT, réunies en partie au sein du
Collectif des chaînes numériques pour la pluralité (NRJ, Lagardère, Bolloré, AB Groupe), ont envoyé aux producteurs leurs propositions concernant
leur participation financière dans la production audiovisuelle.
Celles-ci ont soumis la possibilité d'investir
13 % de leur chiffre d'affaires dans la production audiovisuelle dont
3 % à 7% dans les oeuvres patrimoniales (fiction, documentaire, animation, spectacle vivant et vidéo-musique).
Or, à la fin de l'année 2008, TF1 avait signé un accord d'investissement de
12,5 % de son chiffre d'affaire publicitaire avec un accent porté sur les oeuvres patrimoniales. De son côté, M6 avait conclu un accord à
15 % avec un plafond de 10,5 % pour les oeuvres patrimoniales. En outre, l'accord de TF1 s'étendait
aux chaînes numériques du groupe tandis que M6 s'était réservé
le droit de renégocier un accord différent pour ses chaînes du câble, du satellite et de la TNT.
Selon
Jacques Peskine, délégué général de l'
Union syndicale de la production audiovisuelle (UPSA) «
le régime des chaînes numériques doit converger avec celui des chaînes analogiques. Mais l'on peut imaginer des adaptations en fonction du chiffre d'affaires de chaque chaîne ». De même,
Véronique Cayla, du
Centre national de la cinématographie (CNC), reconnaît que «
les chaînes du câble et du satellite ne sont pas dans la même situation que les chaînes de la TNT gratuite ».
La disparité est grande entre les différentes chaînes numériques : certaines émergent alors que d'autres s'installent, certaines découvrent le marché alors que d'autres s'appuient sur de grands groupes audiovisuels pré-existants.
Il semble donc que seuls des accords au cas par cas soient équitables.
En outre, une nouvelle donnée est à prendre en compte :
la fameuse taxe de 3 % sur les recettes publicitaires des chaînes privées censées compenser les pertes de revenus du service public suite à l'arrêt de la publicité après 20h.
Devant l'érosion des revenus publicitaires de grands groupes comme TF1 ou M6, l'inquiétude est légitime. Où
l'argent destiné à financer la création audiovisuelle va-t-il être trouvé ?
Les FAI et les opérateurs mobiles qui multiplient les offres centrées sur la télévision vont-ils à nouveau être sollicités ?

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