Un volet numérique ciblé pour le plan de relance de l'économie
Brève rédigée le 06/05/2009 à 16h47 par Stéphane C.
Reclamé depuis le début de la crise, le volet numérique du plan de relance a été dévoilé en Conseil des ministres par Nathalie Kosciusko-Morizet : très haut débit, « serious gaming » et accès aux données publiques sont à l'honneur.
Depuis que
Patrick Devedjian a dévoilé le plan de relance de la France, des voix se sont élevées pour critiquer
l'absence de volet numérique, contrairement aux choix faits par l'administration Obama.
Lors du passage au tout-numérique de
Kaysersberg en Alsace, la secrétaire d'Etat à l'économie numérique,
Nathalie Kosciusko-Morizet, avait annoncé réfléchir à une solution permettant
aux collectivités territoriales d'investir dans des réseaux numériques sans avoir à endosser l'entière responsabilité du projet.
C'est en cela que consiste
la première mesure de soutien de l'économie numérique. Afin d'encourager
le déploiement du très haut débit dans certaines zones denses mais considérées comme peu rentables, la secrétaire d'Etat a annoncé que «
la Caisse des dépôts et consignation va disposer de 250 millions d'euros par an sur trois ans pour conduire la structuration de fonds propres. L'objectif de ce co-investissement avec des opérateurs privés et des collectivités locales est d'atteindre 4 millions de prises supplémentaires d'ici à la fin de 2012 »
En outre, alors que l'industrie française du jeu vidéo se porte plutôt bien, NKM souligne
la relative faiblesse du « serious gaming », phénomène qui consiste à utiliser les ressorts technologiques et de scénarisation des jeux vidéo dans le cadre d'une formation, d'un apprentissage ou d'une démonstration. Des appels à projets et des commandes publiques en «
serious gaming » dans les domaines de
la santé, de
l'éducation ou encore de
la défense, à hauteur de
30 millions d'euros, seront donc lancés à partir de septembre, afin de dynamiser le secteur.
Enfin, toujours dans le cadre d'appels à projets et de commandes publiques,
20 millions d'euros seront débloqués pour financer «
des solutions collaboratives dans le domaine des services mobiles et de l'accès aux données publiques ». Fortement inspirée par le récent voyage de la secrétaire d'Etat aux Etats-Unis, cette mesure vise à
rendre accessible un certain nombre de statistiques au grand public, via des moyens de communication électroniques.
Bien que ces trois mesures n'aient pas vocation à révolutionner l'industrie numérique, elles devraient permettre de
créer des emplois et de
favoriser l'investissement. Enfin, elles ont surtout le mérite
de réparer l'impair du plan de relance qui ne semblait pas se préoccuper des nouvelles technologies.
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