La chronologie des médias sens dessus dessous
Brève rédigée le 25/06/2009 à 12h53 par Stéphane Caruana
Alors que l'Hadopi revient toujours plus féroce, les discussions autour des dispositions devant permettre le développement d'une offre de téléchargement légal attractive semblent s'enliser. Les délais d'exploitation des films en DVD et en VoD après leur sortie en salle font notamment débat.
C'est une des dispositions de la loi
Création et Internet. Afin de lutter efficacement contre le téléchargement illégal, les acteurs de la culture et du divertissement doivent proposer
une offre légale plus riche et plus attractive. La révision de
la chronologie des médias (les délais d'exploitation des films en DVD et VoD après leur sortie en salle) s'inscrit dans cette démarche.
Le
Centre national de la cinématographie, qui a été mandaté par le gouvernement afin de chapeauter les discussions autour de la chronologie des médias, espère aboutir à un accord mercredi prochain. Or, les dissonances ne manquent pas, la
SACD et les opérateurs de télécommunications contestant certaines propositions du
CNC.
Il a d'ores et déjà été fixé par le législateur que le délai d'exploitation des oeuvres en vidéo devait
passer de 6 à 4 mois après leur sortie en salle, avec la possibilité de moduler ce délai à la baisse ou à la hausse par dérogation.
Néanmoins, les différents acteurs doivent encore s'entendre sur diverses modalités d'exploitation des oeuvres. Le
CNC propose que le délai d'exploitation en DVD et en VoD soit ramené à
trois mois pour les films «
ayant réalisé moins de 200 entrées la quatrième semaine de leur exploitation ».
Pour la
SACD et la
Fédération Française des Télécoms, ce seuil est beaucoup trop bas. Il ne représente que «
25 % des films en 2008 et seulement 0,6 % des entrées salle sur l'année ». Ainsi, elles proposent de le relever à
5 000 entrées la quatrième semaine d'exploitation.
En outre, le droit pour les télévisions payantes d'exploiter sur leur antenne les films qu'elles ont financé
dix mois après leur sortie en salle, au lieu de 12, apparaît à la
SACD et à la
FFT comme
une menace pour la VoD. En effet, de telles dispositions raccourcissent
le couloir d'exploitation propre à la vidéo à la demande et ne permettent pas de tirer pleinement avantage de ce support.
De plus, les conditions d'exploitation des oeuvres
en télévision de rattrapage ou catch-up TV seraient également sources de discorde entre les différents partenaires.
Au final, le
CNC semble bien optimiste en promettant un accord dès mercredi prochain. Les contenus audiovisuels ayant acquis une place importante dans les habitudes de consommation des Français,
les enjeux économiques de la chronologie des médias sont énormes et touchent
une multitude de secteurs d'activité.
Il y a peu de chance alors de voir l'un des acteurs concernés céder du terrain au profit d'un autre. Le gouvernement, qui a délaissé cette question en se concentrant
sur l'aspect répressif de la loi Création et Internet, sera sûrement amené
à intervenir en dernier recours.
pendant ce tps on installe le piratage de façon durable... et ces memes professionnels perde plus de revenu en ne sachant pas réinventer leur distribution!
tofoo93 - 25/06/2009 à 13h55
Grand - 25/06/2009 à 16h12
Le 25 juin 2009 - 16 h 12, Grand a écrit :
Le beurre et l'agent du beurre.... et le -biiip- de la cremière
Malgré son grand âge, cette dame paraît toujours aussi avenante...
Rassurez-vous, je ne parlais pas de celle qui s'était laissée refiler n'importe quoi par les fameux "ayant droit"...
Ayant-droit qui n'ont toujours rien compris semble-t-il...
dgfu6578 - 25/06/2009 à 18h46