Hadopi 2 : les sénateurs concoctent leurs sanctions
Article rédigé le 03/07/2009 à 10h43 par Stéphane C.
Les sénateurs membres de la commission des affaires culturelles se sont penchés, jeudi 3 juillet, sur les sanctions envisagées pour lutter contre le téléchargement illégal. Il leur faut en effet corriger les premières dispositions, censurées par le Conseil constitutionnel.
Le volet répressif de la loi
Création et Internet ayant été invalidé par le Conseil constitutionnel, au nom des principes de liberté d'expression et de communication et de présomption d'innocence, le gouvernement a préparé dans la précipitation
un texte complémentaire que les parlementaires doivent étudier.
Lors de l'examen du premier texte, le Sénat n'avait pas été un obstacle au projet gouvernemental.
Aucune fronde n'est visiblement à craindre du côté du Palais du Luxembourg face à cette nouvelle mouture.
La commission des affaires culturelles du Sénat a adopté hier des amendements relatifs aux sanctions liées au téléchargement illégal, présentés par l'UMP
Michel Thiollière (photo ci-contre). Ainsi, parmi «
les peines proportionnées, efficaces et humainement acceptables » proposées par le sénateur, on retrouve
la condamnation de l'abonné dont la connexion serait utilisée frauduleusement à son insu.
Celui-ci encourt
une amende de 1 500 euros et
une coupure d'accès d'un mois si un tiers utilise sa connexion Internet pour s'adonner au téléchargement illégal.
En outre, si un abonné sanctionné par une suspension de connexion tente de s'abonner chez un autre
FAI, il sera passible de
3 750 euros d'amende, ce qui est toujours moins que l'année d'emprisonnement originellement envisagée par le gouvernement.
De plus, un
FAI qui n'aurait pas appliqué une sanction de suspension dans les quinze jours suivant la décision du juge s'expose à
une amende de 5 000 euros.
Enfin, dans sa grande mansuétude, la commission des affaires culturelles du Sénat a décidé que
la peine de suspension d'abonnement à Internet ne serait pas inscrite dans le casier judiciaire et que l'Hadopi devrait
détruire les données personnelles des internautes condamnés dès que leurs accès à Internet seront rétablis.
Le délit de négligence de surveillance de sa connexion est donc maintenu et
la non inscription au casier judiciaire de la condamnation est une bien mince consolation.
Les sénateurs PS membres de la commission se sont abstenus lors du vote, cela présage-t-il d'
un combat acharné lors de l'examen du texte en séance plénière, le 8 juillet prochain ? C'est peu vraisemblable, mais Hadopi nous a habitué à toute sorte de rebondissements inattendus.

News en relation:

Les définitions de:
. FAI
ce n'est pas du côté du Sénat qu'on peut trouver de l'aide "anti Hadopi", c'est sûr !!!
abominable - 03/07/2009 à 11h27
dgfu6578 - 03/07/2009 à 13h09
Le 03 juillet 2009 - 13 h 09, dgfu6578 a écrit :
Question: Est-ce à dire qu'il faut déjà noter dans ses tablettes de déclencher une vaste campagne internet quelques mois avant les prochaines législatives / présidentielles afin de rafraîchir les mémoires, et de marteler suffisamment pour que les médias "noyautés" finissent par être contraints d'en parler?
tout à fait, vu qu'on est pas encore totalement en chine, il va falloir y aller grave ... Ca me gonfle ces imbéciles dépassé qui pondent des lois HS ...
Quoi que en chine c'est ferme ta gueule, mais tu peux telecharger ...
groumf - 03/07/2009 à 14h35
Le 03 juillet 2009 - 13 h 09, dgfu6578 a écrit :
Question: Est-ce à dire qu'il faut déjà noter dans ses tablettes de déclencher une vaste campagne internet quelques mois avant les prochaines législatives / présidentielles afin de rafraîchir les mémoires, et de marteler suffisamment pour que les médias "noyautés" finissent par être contraints d'en parler?
On peut toujours se reporter au n° 624 du magazine Marianne du 04/04/2009. Un petit article intéressant (même si les "experts" y trouveront certainement à redire) intitulé "Internet - Non, le piratage ne tue pas les artistes"
vincenzu - 04/07/2009 à 00h29
amende par négligence ... imaginez le brave sénateur, député, maire ...ou plus haut qui a un enfant qui a le permis et qui a dépassé la limite autorisée en ville (tout le monde l'a déjà fait au moins une fois) : et 1 ou 2 ou 3 points en moins et x euros d'amende sur le permis de l'élu car la négligence est reconnue. Fallait pas confier la voiture ou le PC à la progéniture...
gg1974 - 05/07/2009 à 10h27