Dividende numérique : Bruxelles s'en mêle
Le dividende numérique sera européen ou ne sera pas. L'extinction de la télévision analogique va se généraliser en Europe d'ici à 2012, l'utilisation des fréquences ainsi libérées devra faire l'objet d'une harmonisation au sein des Etats membres.
La Commission européenne a lancé le 10 juillet une consultation publique concernant l'utilisation du dividende numérique à travers l'Europe. Si
l'extinction de la télévision analogique est prévu pour fin 2011 en France, d'autres pays européens ont déjà mis fin à ce type de diffusion (Allemagne, Suède, Belgique, Pays-Bas...).
Afin d'harmoniser le développement des nouveaux services qui vont découler de la libération de ces fréquences entre les différents pays, Bruxelles propose d'adopter une feuille de route communautaire. En effet, si ces fréquences représentent une richesse non négligeable pour le développement du haut
débit mobile dans toute l'Europe, seule une gestion efficace de ce
patrimoine hertzien permettra d'en tirer profit.
Viviane Reding a parfaitement saisi l'importance de cet enjeu :
« Le dividende numérique survient à point nommé, alors que nous cherchons à généraliser le haut débit dans toute l'Europe, à assurer une radiodiffusion de haute qualité et à élargir le choix des consommateurs en matière de services sans fil. Ces objectifs ne seront atteints que si l'Europe agit de manière coordonnée pour que le spectre radioélectrique soit utilisé aussi efficacement que possible. L'incidence des choix que nous ferons dans le domaine du dividende numérique se comptera en milliards d'euros. Nous souhaitons recueillir l'avis du grand public, des diffuseurs, des opérateurs de téléphonie mobile et des autres participants au marché quant à ces choix avant de finaliser nos propositions. »
Ainsi, la consultation publique au sujet de cette coordination entre tous les Etats concernés devra mettre en évidence des schémas de coopération au niveau de l'UE afin d'assurer
une harmonisation des services et des matériels permettant d'y accéder. La Commission européenne part du principe qu'
« une telle harmonisation permettrait aux fabricants de ces appareils de réaliser d'importantes économies d'échelle, ce qui réduira le prix des équipements et, partant, augmentera la demande des consommateurs et rendra ces services plus accessibles. »
Tous les détails de participation à cette consultation publique sont disponibles dans la langue de Shakespeare sur
le site de la Commission européenne.
Source : DegroupNews
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