LOPPSI 2 : la CNIL étudie les mouchards électroniques
Article rédigé le 28/07/2009 à 13h00 par Stéphane Caruana
La Commission nationale de l'informatique et des libertés s'est intéressée au dispositif de captation des données électroniques envisagé par la LOPPSI 2. Dans son avis, la CNIL tient à clarifier plusieurs points afin de garantir une protection maximale aux individus.
La
CNIL, saisie par le
Ministère de l'Intérieur, a étudié sept articles de
du projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI 2), dont l'article premier relatif à «
la captation des données informatiques en matière de criminalité organisée ».
Tout d'abord, la
CNIL prend soin de rappeler les modalités exactes d'application du dispositif. Il s'agit de «
capter en continu des données informatiques utilisées ou saisies sur un ordinateur, que ces données soient ou non destinées à être émises, et qu'elles empruntent ou non un réseau de communications électroniques ».
De fait, sont donc exclues du dispositif la captation
d'un fichier informatique sur disque dur, celle
de courriers électroniques non ouverts ou bien encore celle
de l'intégralité d'un fichier « alors que celui-ci n'a été que partiellement visualisé par l'intéressé ».
En outre, le projet de loi prévoit la possibilité de mettre en place la captation des données informatiques
dans des lieux publics et privés.
Pour la
CNIL, il est très important de restreindre la collecte d'informations
aux données utiles à la manifestation de la vérité ou
aux personnes susceptibles d'être impliquées dans des faits relevant de la criminalité organisée. Ainsi, la Commission demande qu'une fois les données utiles à la manifestation de la vérité auront été identifiées, les autres informations collectées ne soient pas conservées.
De plus, les dispositions qui permettent dans certains cas de capter ces données
dans les cabinets d'avocats, de médecin, de notaire, d’avoué ou d’huissier, ainsi que dans les locaux d’une entreprise de presse ou bien de viser
des parlementaires, des avocats et des magistrats laissent la
CNIL sceptique.
Le législateur entend ainsi empêcher qu'un ordinateur ne soit entreposé
de manière inhabituelle dans l'un de ces lieux, d'ordinaire protégés, afin d'échapper à un éventuel contrôle. Néanmoins, selon la
CNIL, la rédaction de ce passage qui «
permettrait de collecter des données transitant sur des systèmes utilisés par des personnes protégées par le législateur en raison de secrets particuliers liés à l'exercice de leur profession, ou de les collecter dans les lieux de travail ou domiciles de ces dernières » mérite d'être éclaircie.
Source : DegroupNews
elle a bons dos : "la lutte anti-terroriste" on ne peut qu'être d'accord
SI c'est ..(chut, une fois en place : on l'étendra à d'autres délits, mais
comme ça la pilule sera PLUS FACILE A AVALER) et comme par hasard,
ça se passe QUAND tout le monde est en vacances ..vlan !
abominable - 28/07/2009 à 17h32
La CNIL, RSF et la quadrature du net ont déjà sonné l'alarme. En espérant que nos parlementaires arrivent à comprendre et considérer ces alertes.
Voir aussi:
http://tux25.wordpress.com/2009/07/29/loppsi-2-la-(...)
tux25 - 29/07/2009 à 13h16