La BNF se laissera-t-elle numériser par Google ?
Bien que partenaire de prestigieuses bibliothèques à travers le monde, Google peine à convaincre les établissements français de lui confier la numérisation de leurs fonds. Après la bibliothèque municipale de Lyon, la BNF pourrait cependant se laisser tenter.
L’été dernier,
la bibliothèque municipale de Lyon était le premier établissement public français à conclure un partenariat avec
Google en vue de la
numérisation de
500 000 ouvrages issus de son fonds ancien.
Au terme de négociations acharnées, la bibliothèque de Lyon a obtenu de
Google que les ouvrages soient numérisés de couverture à couverture, en mode image et en mode texte, permettant ainsi d’effectuer
des recherches via Internet, librement, gratuitement et 24h/24 «
aussi bien à partir du contenu des textes que des métadonnées bibliographiques ».
En contrepartie, la firme de Mountain View détient
les droits d’exploitation commerciale des ouvrages pour une durée de 25 ans. C’est d’ailleurs ce type d’accord qui lui a permis de nouer
un partenariat avec Sony autour du Reader, l’ebook du constructeur japonais.
Le cas de Lyon mis à part, le monopole exercé par
Google en matière de
numérisation avait jusqu’à présent tendance
à rebuter les bibliothèques françaises. Néanmoins, la
BNF aurait revu son jugement et serait en négociation avec la firme californienne.
En effet, le coût de la
numérisation d’un ouvrage varie, en fonction de la qualité et du format,
entre 0,12 € et 0,74 € la page.
Google prenant ces frais à sa charge, l’argument économique aurait achevé de convaincre la
BNF et un accord pourrait voir le jour dans les prochains mois, d’après les déclarations de
Denis Bruckmann, directeur général adjoint et directeur des collections de l’établissement.
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