Le spectre des boutiques Free relancé ?
Article rédigé le 21/08/2009 à 15h35 par Charles Pietri
A l'heure où les opérateurs commencent à dévoiler leur stratégie de rentrée, celle de Free reste encore dans le brouillard. Voilà qui suscite de nombreuses interrogations et suppositions, notamment au sujet des hypothétiques boutiques Free.
L'évolution de la politique d'Iliad soulève de nombreuses questions. Si l'opérateur a su fonctionner avec un réseau de distribution unique jusqu'ici, la diversification de ses activités pourrait l'amener à changer son fusil d'épaule.
Parmi les hypothèses qui ont circulé au fil des mois, celle de la création d'un réseau de boutiques refait surface dans les colonnes de
La Tribune.
Concrètement, Free peut-il déployer une armada de 500 points de vente ? Essayons d'y voir plus clair.
Iliad a su se développer en gardant une structure assez réduite, ce qui en fait un opérateur très rentable. Grâce à l'attractivité de son offre et à un réseau de Freenautes particulièrement actif,
Free n'a pas eu à remettre en question son mode de fonctionnement jusqu'à présent.
Le FAI n'utilise qu'un seul canal de vente, le sien. Pas de présence en grande surface ou en agence télécom, la vente par le biais de son site Internet et de ses conseillers téléphoniques suffit à assurer le recrutement d'abonnés. Mais jusqu'à quand ?
Ce modèle arrive à ses limites, surtout avec le rachat d'Alice qui perd de nombreux clients au fil des mois. Parmi les cinq opérateurs fixes présents en France métropolitaine,
Iliad est le seul à ne disposer d'aucun réseau de distribution externe ou physique. D'où la rumeur persistante d'une future création de boutiques, surtout en cas
d'obtention de la licence 3G.
En effet, la souscription à un abonnement mobile se fait principalement sur un lieu de vente physique. Les trois
opérateurs mobiles profitent d'ailleurs de leur réseau de boutiques pour vendre leurs abonnements
ADSL. Iliad devra donc s'adapter s'il veut jouer sur le même plan que le trio déjà présent.
Toutefois, il ne s'agit pas d'avoir des locaux commerciaux pour que la mission soit réussie. Une présence physique implique des moyens de promotions accrus, des conseillers formés et d'autres investissements conséquents (acheminement et stock de Freebox, accessoires...). Le financement de points de vente physiques mettrait à mal la rentabilité d'Iliad à court terme mais pourrait se révéler efficace au fil des ans, notamment avec la commercialisation d'offres mobiles.
Quoiqu'il en soit,
Free va devoir muter dans les mois à venir. Ses quatre concurrents dans le domaine de l'accès fixe (
Orange,
SFR,
Bouygues Telecom et
Numericable) ont des appuis conséquents et une entrée dans le monde du mobile ne fera qu'accélerer la transformation d'Iliad. Mais on peut déjà prédire que Xavier Niel est prêt à relever le défi.
L'objectif de FREE n'est pas de devenir leader, mais d'accroitre la pression sur les prix.
Il y a fort à parier que FREE Mobile sera une offre "a minima" mais terriblement concurrentielle au niveau du prix de vente public.
Alors le coup des boutiques, je n'y crois pas car pas dans la stratégie d'iliad depuis sa création.
castera - 21/08/2009 à 15h53
Un MVNO (simyo) propose déjà une souscription exclusivement par internet.
Pour ma part, je pense que Free va d'abord essayer d'appliquer le modèle qui lui a bien réussi jusqu'à présent. Quitte à changer son fusil d'épaule si cela ne marche pas.
jj35 - 21/08/2009 à 16h27
En effet la souscription a un forfait adsl ce fais tres bien par telephone. Mais la souscription a un forfait et le choix eventuel d'un mobile pourrai representé un frein pour le client si il n'ai fais que par telephone.
Le souci c'est quen effet cela ne va pas trop avec la politique de free de reduction de coup (donc reduction des abo...) mais un service client mobile est quelques peut plus complexe qu'une structure internet.
Tout va dependre du nombre d'offre que souhaite faire Free, mais il va faloir engager plus de hotliner qu'actuel pour repondre a la demande client
Sextoy - 21/08/2009 à 18h15
Pas de branchements (pas de filtres à enlever
Imaginez un forfait de 150 heures pour 25 par mois avec 1000 textos. De quoi satisfaire pas mal de consommateurs.
C'est facile à comprendre, facile à vendre, facile d'en assurer le sav.
Un téléphone qui permet de téléphoner pour pas cher. Il y a un potentiel pour ce type d'offre.
castera - 21/08/2009 à 19h50
c'est completement à l'opposé de la culture meme de la boite.
tofoo93 - 21/08/2009 à 22h01