Interdiction d'une antenne-relais Orange à Paris
L'AFP dévoile qu'un juge saisi en référé aurait interdit le 11 août dernier à Orange d'installer une antenne-relais de la téléphonie mobile sur le toit d'un immeuble parisien, au nom du principe de précaution.
A quoi aura donc servi
le Grenelle des ondes ? Non seulement la série de rencontres entre opérateurs, associations et gouvernement n'a satisfait personne, mais elle n'empêche pas non plus
les décisions judiciaires contre l'installation de nouvelles antennes.
C'est pourtant
les condamnations en chaîne des opérateurs qui avaient poussé le gouvernement à prendre l'initiative d'
une table ronde réunissant les différentes parties autour du problème des ondes électromagnétiques.
Alors qu'un comité de suivi devrait se réunir en septembre, la récente interdiction faite à
Orange Mobile d'installer une antenne-relais sur le toit d'un immeuble du XIII ème arrondissement de Paris relance le débat entre
les opposants et les supporters du principe de précaution.
En effet, ce sont deux riverains, ainsi que le syndic de copropriété du 17 avenue d'Italie qui ont enclenché la procédure d'urgence en saisissant le juge. Celui-ci a statué que : «
Même si les connaissances scientifiques actuelles ne permettent pas de déterminer avec certitude l'impact exact des ondes électromagnétiques lorsqu'elles traversent les parties communes de l'immeuble, il existe un risque qui ne peut être négligé de répercussion de ces ondes sur l'état sanitaire des habitants se trouvant àl'intérieur ».
En l'occurrence, il a interdit à
Orange d'installer l'antenne-relais sous peine d'une astreinte de «
5 000 euros par infraction constatée et par jour ». L'opérateur mobile doit en outre
rembourser les frais de justice engagés par les trois plaignants à hauteur de 2 000 euros pour chacun d'eux.
Les associations
Priartem et
Agir pour l'environnement, qui avaient claqué la porte du
Grenelle des ondes, s'estiment satisfaites de cette décision de justice et réclament que soit mis en place
un seuil maximal d'exposition fixé à 0,6 v/m.
Cela rejoint d'ailleurs
les préconisations de la conférence citoyenne organisée par la ville de Paris autour de la question des ondes électromagnétiques.
Face au peu de transparence de la situation actuelle, le rapport que devrait publier
l'agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail sur la téléphonie mobile, en septembre ou en octobre, risque de déchaîner les passions.
En matière d'ondes électromagnétiques,
la demi-mesure ne semble en effet pas de rigueur.
Autant dire que paris (ainsi que les grandes villes) seront impossible a couvrir.
Faudra pas se plaindre si y a pas de reseau.
Sextoy - 26/08/2009 à 17h39
Kwentin - 26/08/2009 à 18h35
si le 0,6v/m est retenu, l investissement risque d etre plus eleve que prevu .
on avance d un pas et on recule de deux . . . .
mcgyver2b - 27/08/2009 à 06h39
Au sujet de la 4ème licence, comment pour un opérateur respecter la loi, qui lui enjoint d'assurer une couverture minimale, et le principe de précaution, qui débouche sur des décision de justice interdisant de facto d'implanter des antennes permettant un maillage gsm correct, pour assurer cette couverture?
Tout le monde veut un mobile, mais il faut que l'antenne qui le dessert soit "ailleurs" que chez soi!
Au fait, le juge qui a pris cette décision, est-ce qu'il a vérifié qu'à l'adresse indiquée, parmi les personnes qui devait être "directement" sous l'antenne, aucune n'avait de mobile?
Sinon, il y a comme un "foutage", non?
dgfu6578 - 27/08/2009 à 07h26
billfouine - 27/08/2009 à 08h54