France Télécom : Stéphane Richard monte en grade
Brève rédigée le 05/10/2009 à 11h17 par Stéphane Caruana
Stéphane Richard, qui doit prendre la tête de France Télécom à la suite de Didier Lombard en 2011, est nommé numéro 2 du groupe un mois seulement après son arrivée. Les évènements récents qui ont affecté le groupe ont précipité le calendrier.
Face à la vague de suicides sans précédent à laquelle est confronté
France Télécom, le groupe de télécommunications se devait de réagir.
D'après le journal
le Point, c'est lors de l'entretien de
Didier Lombard, PDG de
France Télécom, avec la ministre de l'Economie,
Christine Lagarde, jeudi dernier, que le départ de
Louis-Pierre Wenes aurait été décidé.
Celui-ci jouit en effet d'
une très mauvaise image auprès des syndicats, incarnant au sein du groupe la mise en place d' «
un management basé sur le stress ». Pour le remplacer au poste de directeur général adjoint, il est fait appel à
Stéphane Richard, protégé de Bercy et de l'Elysée, qui doit succéder à
Didier Lombard à la tête du groupe en 2011.
Cet ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde (photo ci-contre) n'a rejoint le géant des télécoms que depuis le mois de septembre, mais la crise que traverse
France Télécom a accéléré son ascension de manière drastique.
En effet, officiellement, le gouvernement soutien le PDG actuel,
Didier Lombard, dont le PS et le PC réclament pourtant la tête, mais
le Point révèle que
la gestion de crise de Lombard et «
ses nombreuses fautes de communication depuis la vague de suicides » exaspèrent Bercy et l'Elysée. Avec
Stéphane Richard, le gouvernement espère donc avoir
un levier de pression supplémentaire au sein du groupe.
En outre, les «
mutations internes forcées » que
Lombard avait gelées jusqu'à la fin du mois d'octobre seulement, ne reprendront finalement pas avant 2010.
Reste à savoir si ces mesures suffiront à apaiser les tensions sociales au sein du groupe. Du côté des investisseurs, le départ de
Louis-Pierre Wenes n'a pas créé de séisme, le titre de
France Télécom gagnant même
0,62 % à la Bourse de Paris dans la matinée.
Merci Didier, tu nous manques déjà.
tofoo93 - 05/10/2009 à 11h51
billfouine - 05/10/2009 à 12h30
ben25350 - 05/10/2009 à 12h54
Il est clair que d'une part les troupes n'ont jamais été préparées au passage à une gestion d'entreprise commerciale privée dans un contexte concurrentiel et d'autre part le passage d'un sysème à l'autre a été mené avec autant d'imagination qu'un poisson clown, par des idéalistes sectaires, considérant que le commerce, cela va jusqu'à vendre père et mère, si c'est nécessaire pour le business... Enfin, il ne faut pas oublier dans l'équation les syndicats, arc-boutés sur un système qui les "arrangeait" bien, lesquels syndicats étant totalement incapables d'aucune initiative, préférant se battre pour un manque de papier toilette que de proposer des plans d'évolutions négociables... Et c'est hélas le cas dans toutes les structures d'état (ou ex-d'état) en cours de changement: FT, Météo, Pole Emploi, demain la poste, et j'en passe...
dgfu6578 - 05/10/2009 à 14h02
dkirsner - 19/10/2009 à 22h07