Lancement du Kindle : Amazon trop pressé ?
Lancement en grandes pompes du Kindle en France : des blogs jusqu'aux unes des quotidiens, le lecteur de livres électroniques d'Amazon est partout. Si la firme a réussi son opération de communication, la distribution internationale trop hâtive du Kindle joue clairement en sa défaveur.
La
commercialisation du Kindle d'Amazon a commencé hier en France et dans une centaine de pays après des mois de disponibilité exclusive sur le sol américain. Le lecteur de livres électroniques compte investir la planète et prendre de vitesse la concurrence, notamment Sony et ses Reader.
Amazon a donc vu les choses en grand en sortant son Kindle dans plus de 100 pays simultanément. Mais peut-on parler d'une vraie distribution internationale ? Hélas non, il s'agit plus ou moins de
la possibilité de commander la version américaine du Kindle depuis la France ou la Chine en passant par le site américain d'Amazon.
En effet, le Kindle n'est pas régionalisé et son catalogue de livres électroniques non plus. Ainsi le lecteur est fourni avec
une alimentation 110 volts (alors que la France est en 220 volts), il est doté d'
un clavier QWERTY (la version AZERTY n'est pas prévue) et parmi les 200 000 ouvrages disponibles,
seules quelques centaines sont en français (uniquement des œuvres tombées dans le domaine public).
Bref, Amazon semble juste avoir un bon stock de Kindle américains à écouler et il lui a suffit de passer quelques accords avec des opérateurs étrangers (pour permettre le téléchargement d'ouvrages via les réseaux
3G) pour annoncer une disponibilité internationale.
Le Kindle est certes un bon produit mais Amazon semble aller trop vite : le libraire électronique souhaite que les fêtes de fin d'année soient l'occasion d'écouler massivement son lecteur de livres électroniques. Mais, vu qu'il n'est pas disponible physiquement sur le sol français ni dans les autres pays où il est commercialisé,
ce lancement pourrait se transformer en pétard mouillé.
Si Amazon est le plus rapide à dégainer, Sony s'est doté d'importants moyens pour contre-attaquer :
son Reader Daily accepte le format ouvert ePub contrairement au Kindle et, surtout,
la firme japonaise a signé un accord avec Google, très actif dans la
numérisation d'ouvrages. Tout ceci rappelle l'histoire d'un lièvre et d'une tortue...
Source : DegroupNews
Ce système est peut-être la bonne bretelle à prendre pour l'émergence d'une nouvelle littérature... Mais cela soulève des questions.
Avec qui un Editeur doit-il passer des accords pour installer son catalogue sur le système ?
Quelles sont les rémunérations ?
Comment être sûr qu'un libraire numérique rétrocèdera les droits à ceux qui publient et écrivent ?
Un auteur peut-il proposer son ouvrage à titre personnel ?
Merci de tenter d'y répondre. Editions art-access
artaccess - 20/10/2009 à 11h44