Bruxelles met son nez dans le dividende numérique
Article rédigé le 29/10/2009 à 12h24 par Stéphane Caruana
La Commission européenne entend établir un schéma directeur dans l'utilisation des fréquences libérées par l'abandon du signal de télévision analogique afin de garantir un impact économique estimé entre 20 et 50 milliards d'euros.
Bruxelles ne souhaite pas que
l'échec du marché unique européen en matière d'e-commerce se reproduise à l'identique en ce qui concerne
le dividende numérique.
Viviane Reding (photo ci-contre), commissaire européenne en charge de la Société de l'Information, a ainsi déclaré : «
Le dividende numérique constitue une chance unique de faire de la "large bande pour tous" une réalité dans toute l’Europe et de stimuler certains des secteurs les plus innovants de notre économie. Ce n’est que par un travail en collaboration sur un plan commun que l’Europe tirera le meilleur parti du dividende numérique. Pour préparer ce plan, la Commission a coopéré étroitement avec les États membres de l’UE, le Parlement européen, les entreprises du secteur et les représentants des consommateurs »
De cette coopération est née
une série de propositions, parmi lesquelles,
l'accélération de l'abandon de la télévision analogique, afin que celui-ci soit effectif dans l'ensemble de l'Union
avant le 1er janvier 2012.
Actuellement, 5 Etats membres (
Allemagne,
Finlande,
Luxembourg,
Pays-Bas et
Suède) ainsi que
la Flandre sont d'ores et déjà passés au tout-numérique et 6 autres (
Autriche,
Danemark,
Estonie,
Espagne,
Malte,
Slovénie) devraient terminer leur basculement technologique
avant la fin de l'année 2010.
Le gros des troupes (14 pays), dont la
France, a programmé l'abandon définitif de l'analogique
avant la fin de l'année 2012. Enfin, l'
Irlande et la
Pologne n'ont rien prévu avant 2012 pour le moment.
La Commission européenne souhaiterait également
coordonner la réutilisation du dividende numérique et notamment
la ré-attribution de la sous-bande 790-862 MHz, qui offre une longue portée et permet de desservir l'intérieur des bâtiments, afin de soutenir
le lancement de nouveaux services sur les réseaux 3G et 4G (streaming vidéo, navigation Internet sans limite, téléchargement rapide sur mobile).
En outre, ce serait là l'opportunité de couvrir, fin 2013,
100 % de la population de l'Union européenne en large bande à haut débit.
Bruxelles souhaite par ailleurs
harmoniser les conditions techniques de la sous-bande afin de faciliter les activités dans un cadre transfrontalier et les services d'itinérance.
Enfin,
un éventail d'objectifs stratégiques, «
tels que le rythme d’ouverture du dividende numérique à des utilisations autres que la radiodiffusion à forte puissance, l’adoption d’une position commune européenne dans les négociations avec les pays voisins sur les fréquences du dividende numérique, et la possibilité de s’accorder sur des objectifs mesurables à l’échelon de l’UE pour l’utilisation de technologies », devrait garantir
une utilisation optimale du dividende numérique.
Ces propositions seront soumises au premier semestre 2010 au Parlement européen et au Conseil des Etats membres, afin de déterminer une feuille de route définitive.
Source : DegroupNews
Si un modo modifie l'article qu'il réponde aussi:
http://forums.degroupnews.com/sites_dn/bugs-sugges(...)
Merci d'avance
folzo - 29/10/2009 à 13h36
Le 29 octobre 2009 - 13 h 36, folzo a écrit :
Petite erreur, prévu exactement le 30 novembre 2011 pour la France.
Il ne s'agit pas d'une erreur, la France fait bien partie d'un groupe de 14 pays européens (avec notamment la Bulgarie, la République tchèque, la Hongrie, l'Italie, le Portugal, le Royaume-Uni ...) qui passeront au tout-numérique avant fin 2012 mais après 2010. Le 30 novembre 2011 est bien compris dans cette fourchette
stephaneC - 29/10/2009 à 14h11