Un milliard d'euros pour le très haut débit ?
La commission fixant le montant global du grand emprunt doit se réunir aujourd'hui. Michel Mercier profite de l'occasion pour lancer l'idée de la création d'un fonds national d'aménagement numérique du territoire doté d'un budget d'un milliard d'euros, financé par cet emprunt.
Le grand emprunt fait l'objet de nombreux débats. Que ce soit sur la somme ou sur ceux qui en seront les bénéficiaires, les avis divergent et
les pistes se multiplient. La commission définissant le montant global de l'enveloppe et son utilisation doit se réunir aujourd'hui sous la présidence d'Alain Juppé et de Michel Rocard.
Le ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire, Michel Mercier, propose qu'une partie de cet emprunt serve à
financer le développement du très haut débit fixe et mobile sur l'ensemble du territoire.
Le ministre explique, dans un communiqué, que
« tous les Français, quel que soit leur lieu de résidence, auront besoin d'accéder aux mêmes services avec le même niveau de qualité ». En effet, si les grandes agglomérations sont des zones facilement rentables pour les opérateurs, les territoires ruraux pourraient être délaissées par le très haut
débit.
Certaines collectivités locales ont pris les devants en mettant en place
des partenariats ou des
délégations de service public. Afin de soutenir ces projets locaux, Michel Mercier propose d'allouer un milliard d'euros à
la création d'un fonds national d'aménagement numérique du territoire.
Toutefois, si on se fie aux
chiffres dévoilés par l'ARF (Association des Régions de France), le déploiement du très haut
débit sur le territoire nécessiterait
un investissement public de dix milliards d'euros. A moins d'alimenter ce fonds d'un milliard d'euros par an jusqu'en 2020, on se demande comment les zones rurales pourront accueillir les très haut
débit dans les prochaines années.
On a déja pas l'adsl par la prise téléphonique (trop loin des NRA) dans certaines campagnes, et on parle de très haut débit pour le monde rural !
Si on débloque un milliard, ce sera pour qui ?
Le copain du copain qui connait quelqu'un de bien placé, naturellement, et qui a une résidence secondaire à la campagne.
Ce serait gentil (et efficace) de penser pour une fois aux gens qui en ont réellement besoin.
Et surtout de faire un appel d'offre pour les campagnes, qui passe par le réseau de cuivre, c'est à dire celui de FT.
Actuellement dans mon village on peut avoir du 2 méga pour 36 euros sans téléphone illimité.
Avec des mâts sur certaines maisons qui font 3 mètres et plus ce qui fait très joli en campagne. (Et ne parlons pas des élaguages car il ne faut pas d'obstacles entre l'émetteur et le récepteur.)
De superbes Paratonnerres......
Non merci en cas d'orage, mais certains en ont pris le risque, j'espère qu'ils sont bien assurés.
Bonne soirée.
Jovial - 04/11/2009 à 18h29
ninive60 - 05/11/2009 à 11h17
Cela permettrait, à court terme, d'améliorer l'éligibilité à l'ADSL et de généraliser les accès à plus de 4 Mb/s et, à long terme, de préparer l'arrivée du très haut débit.
Patience donc...
charles.p - 05/11/2009 à 14h06
10 milliards d'argent public pour un cout total de 40 à 50 milliards, dit l'ARF.
Il n'est pas du tout sur que les investisseurs privés mettent les 40 milliards sur la table.
Le seul chiffre sur lequel il y a consensus est 40 à 50 milliards pour une couverture nationale en FTTH. Après la partie publique dépendra du seuil de rentabilité.
Dans un premier temps, il faut déjà 1 petit milliard d'argent public pour mettre un ADSL décent partout (4 mbits mini)
dkirsner - 05/11/2009 à 16h15