L'ARCEP se dote d'un comité de prospective
L'ARCEP est particulièrement active depuis la rentrée. Pour ajouter une corde à son arc, l'Autorité vient de se doter d'un comité de prospective chargé d'étudier les évolutions des communications électroniques et postales. Une façon pour l'ARCEP de mieux préparer le futur.
Jean-Ludovic Silicani entend insuffler un nouvel élan à l'
ARCEP. Le président de l'Autorité des Régulation des Communications Electroniques et Postales,
qui a débuté son mandat il y a six mois, a conscience du rôle stratégique qu'aura l'institution dans les années à venir.
Outre la réforme du secteur postal, le domaine des télécoms est un terrain d'enjeux cruciaux. Il suffit de voir l'importance que revêtent
l'attribution de la quatrième licence mobile jusqu'aux plus hautes sphères de l'Etat et le
développement du haut débit (et du très haut débit) pour se rendre compte des défis majeurs auxquels doit faire face l'
ARCEP.
Si l'Autorité a su être efficace en matière de
dégroupage, le déploiement de la fibre optique lui demande également beaucoup d'efforts. Afin de ne pas se limiter à la simple action ponctuelle ou à court terme,
l'ARCEP a mis en place un comité de prospective dont la mission sera de
« mieux identifier et de comprendre les évolutions à moyen et à long termes, dans les domaines qui relèvent de la responsabilité de l'ARCEP : les communications électroniques et postales ».
Ce comité, qui sera composé de membres de l'Autorité et de personnes extérieures, se réunira tous les trimestres. Des comptes-rendus de ces réunions seront publiés dans
Les Cahiers de l'ARCEP (publication remplaçant
La Lettre de l'Autorité dès le mois de janvier prochain). Par ailleurs, chaque année,
un colloque ouvert à tous sera organisé pour présenter les travaux du comité.
La composition de ce comité inclut des personnalités de divers horizons. En plus des membres de l'
ARCEP, nous y trouverons donc :
- Jacques CREMER, chercheur à l'Institut d'économie industrielle de Toulouse (IDEI), directeur de recherches au CNRS
- Michèle DEBONNEUIL, inspectrice générale des finances, membre du Conseil d'analyse économique (CAE)
- Mathias FINK, membre de l'Académie des sciences et titulaire de la chaire d'innovation technologique du Collège de France, directeur du laboratoire Ondes et Acoustique à l'université Denis Diderot (Paris 7)
- François HERAN, ancien directeur de l'Institut national des études démographiques (INED), président du conseil scientifique de l'Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (IRDES)
- Paul KLEINDORFER, professeur à l'INSEAD, titulaire de la chaire « Advisory Panel on Energy »
- Martine LOMBARD, professeur à l'université Paris Panthéon Assas, spécialiste du droit de la régulation
- Henri VERDIER, ancien élève de l'école normale supérieure (Ulm), président du pôle de compétitivité cap Digital, directeur du think tank de l'Institut Telecom

L'agenda de ce comité de prospective s'annonce déjà chargé puisqu'il se penchera dès le début 2010 sur
« l'évolution de l'offre (technologies, produits, services…) et de la demande (usages individuels et collectifs) dans le domaine des communications électroniques ». Un vaste programme qui donnera lieu à
un colloque au printemps 2011.
Source : DegroupNews
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