Montée en débit : l'Autorité de la concurrence réservée
Brève rédigée le 06/01/2010 à 15h03 par Stéphane Caruana
L'avis de l'Autorité de la concurrence au sujet de la montée en débit des réseaux cuivre est plutôt pessimiste. En effet, les solutions envisagées semblent fortement susceptibles de renforcer la position hégémonique de France Télécom au détriment des opérateurs alternatifs.
Au mois d'octobre, l'
ARCEP a lancé
une consultation publique sur la montée en débit des accès Internet existants. En effet, si 98,5 % de la population est éligible à des offres de services haut
débit, la qualité des accès Internet est loin d'être la même partout et les débits ne répondent pas toujours aux besoins des utilisateurs.
Le régulateur national a donc envisagé
trois solutions de montée en débit via l'accès à la sous-
boucle locale de
France Télécom, sans que cela ne soit préjudiciable au développement du
FTTH.
L'avis de l'Autorité de la concurrence a été sollicité afin de déterminer les distorsions que les solutions de montée en
débit sont susceptibles d'entraîner sur le marché du haut
débit.
Parmi les trois hypothèses techniques de l'
ARCEP,
le déport de signal apparaît comme le plus neutre d'un point de vue concurrentiel, bien que
France Télécom souligne que cette solution n'est pas «
assurée au stade industriel ».
La bi-injection, qui laisse le choix aux opérateurs de dégrouper le
répartiteur ou le sous-
répartiteur, favorise les plus gros opérateurs (et donc
France Télécom) qui ont plus de moyens pour investir.
Quant
au réaménagement de la boucle locale, qui oblige tous les opérateurs à migrer vers la sous-
boucle locale, il est le plus susceptible de distordre la concurrence. En effet, les opérateurs alternatifs qui ne pourraient pas migrer se verraient dans l'obligation d'acheter
des offres activées de type « bitstream » à
France Télécom. Or, ces offres sont coûteuses et ne permettent pas de fournir de service TV. De plus, cela occasionnerait un recul du
dégroupage et renforcerait la position de
France Télécom sur le marché du haut
débit aux détriments des opérateurs alternatifs.
Source : DegroupNews
demangea - 07/01/2010 à 11h22
D'accord avec Demangea. Je proposerais une taxe, sur les FAI, pour tout NRA qu'ils ne dégroupent pas, taxe qui serait reversée aux abonnés de ces NRA, en déduction de leur facture. Ainsi les abonnés FT ou non dégroupés sur un NRA, au lieu de payer plus cher, au final, payeraient moins cher. Cela inciterait les FAI à dégrouper, au lieu de, comme actuellement, faire payer plus cher les non dégroupés.
patounet1 - 07/01/2010 à 20h41
mais un truc qui reviens sur le tapis quand on voit ça et qu'on ce trouve devant un sac de noeud qui n'en serait peut etre pas un si FT n'etait pas en charge du réseau mais que l'entité soit indépendante des FAI ou il y aurait eu la possibilité de le financer par équité des améliorations....
et sur la 1ere soluce FT avance que techniquement ya rien de concret et possible, ont comprend bien que meme si elle etait possible la mettre en oeuvre ne ferait que scier un peu plus la branche pour son oranger... donc ça semble compromis plus à cause d'un mauvais choix de l'état il y a quelques tps...
tofoo93 - 08/01/2010 à 00h45
Le 08 janvier 2010 - 00 h 45, tofoo93 a écrit :
mais que l'entité soit indépendante des FAI ou il y aurait eu la possibilité de le financer par équité des améliorations....
Très amusant ... Il est tout a fait certain que les FAI auraient tous mis la main à la poche pour améliorer le réseau ...
billfouine - 08/01/2010 à 09h35
tofoo93 - 08/01/2010 à 11h18