Musique en ligne : une entente illicite entre majors
Brève rédigée le 15/01/2010 à 12h05 par Charles Pietri
Une cour d'appel américaine a décidé de relancer les poursuites à l'encontre des labels de musique concernant un accord illicite sur les prix de la musique numérique. Les cinq majors se seraient entendues pour fixer des tarifs minimaux alors qu'elles détenaient 80 % du marché.
Plusieurs procédures avaient été intentées à l'encontre des majors du disque mais un premier jugement en octobre 2008 avait classé le dossier sans suite. Une cour d'appel de New York vient d'infirmer ce jugement et relance donc la machine judiciaire. Les six principales maisons de disque devront se justifier sur une entente illicite visant à fixer les prix de la musique en ligne.
Selon la cour, les arguments présentés par les plaignants sont suffisants pour réactiver le dossier et le renvoyer devant une nouvelle juridiction. EMI, Sony, Bertelsmann, Universal Music et Warner devront donc répondre à l'accusation d'entente sur les tarifs alors qu'elles contrôlaient
80 % du marché de la musique numérique, violant donc la loi antitrust.
Les majors se seraient entendues pour fixer
un prix minimum de 70 cents par morceau, ce qui aurait eu pour effet d'empêcher les plateformes de vente de pratiquer
des tarifs abordables, créant ainsi un préjudice pour le consommateur. Du côté des artistes, rappelons également qu'
une plainte a été déposée en 2008 par
The Allman Brothers Band contre Universal Music Group pour refus de payer
« le montant réglementaire des droits d'auteur à percevoir pour son exploitation du contenu numérique ».
Les majors du disque ont donc du souci à se faire avec cette relance. Christophe Lovell, avocat représentant les plaignants, souhaite d'ailleurs
transformer la plainte en action collective (class action) car des millions de personnes pourraient être concernées.
Les accords de l'Elysée, point de départ de
l'Hadopi, avaient pour but de rendre
le piratage « coûteux et compliqué » mais, entre les DRM, les limitations d'utilisation et les prix excessifs, l'achat légal de musique en ligne l'a été encore plus grâce à l'avarice des majors...
faut arreter de nous prendre pour des c***
il est grand temps que les prix redeviennent sous controle europeen. le seul moyen d'avoir un cout de la vie qui redescent et permet d'acheter europeen et non chinois
lyonel - 15/01/2010 à 12h10
C'est que ca coute cher les billets en first et la coke ... donc on s'entend sur le prix de la musique numérique (100% de marge bénéficiaire car pas de produit physique).
Vivement qu'ils soient tous au smic ... et après ils iront precher aux fils d'ouvrier de payer la musique ...
nicoge74 - 15/01/2010 à 16h32
luigi.c - 15/01/2010 à 21h31
Les zicos, ils font la manche dans la rue, pas la peine de les payer. Les machinos ont les envoie faire les dockers pour rentabiliser. L'ingé son on l'oblige à faire D&Co pour avoir de quoi manger.
Le matos est volé, et la salle c'est en fait une cave d'un HLM qu'on paye en faisant un prêt d'assistante à la fin de la journée ....
Je suis content d'être un vieux con en fait ... Quelle misère que de faire partie de cette génération qui n'a aucun respect pour le fruit du travail des autres, qui dénie toute valeur à celui-ci (mais considère par contre que le sien est nettement sous-payé ...).
Les maisons de disques ont peut être vendu bien au delà du prix raisonnable les Cd, mais ceux qui téléchargent sans vergogne font bien pire ...
billfouine - 15/01/2010 à 21h59
oui apres elle doit deduire les droits pour les artistes and ca mais un artiste ca touche 1 a 2 par cd vendu quand on le vend 15 donc tu fais un pro rata par chanson (qui ne change pas) et les gars doivent toucher aller ...0.1 et suis genti .... donc 0.4 de benef pur a ne rien faire puisque c'est appel and co qui vendent ... moi je trouve ce business TRES lucratif ... voir les chiffres IFPI que j'ai donné y'a quelques mois et les 4 milliards de $ de chiffre d'affaires de la musique digitale ...
nicoge74 - 19/01/2010 à 11h01