Orange UK et T-Mobile sont-ils tombés sur un os ?
Brève rédigée le 04/02/2010 à 11h22 par Stéphane Caruana
L'autorité de régulation des télécoms britannique n'est pas prête à laisser France Télécom et Deutsche Telekom unir leurs activités mobiles au Royaume-Uni sans y mettre son grain de sel. C'est en substance ce dont elle a informé la Commission européenne.
Au début du mois de septembre, deux géants des télécommunications,
France Télécom et
Deutsche Telekom ont annoncé leur intention
de fusionner leurs activités mobiles au Royaume-Uni.
L'union d'
Orange UK et de
T-Mobile donnerait alors naissance au leader du mobile britannique, totalisant
37 % des parts de marché et pas moins de
29 millions d'abonnés. Pour les opérateurs, il s'agit avant tout de réaliser d'importantes économies sur les infrastructures, en mutualisant les réseaux 2G et
3G mais également d'offrir un meilleur service et une meilleure couverture.
Néanmoins, les fusions/acquisitions de cette ampleur doivent préalablement obtenir l'aval de Bruxelles. Or, l'
autorité de régulation britannique et l'association de consommateurs
The Consumer Group font pression pour que l'enquête préliminaire soit réalisée au Royaume-Uni.
Selon eux, cela se justifie par le fait que cette opération affectera principalement le marché de la téléphonie mobile britannique, jusqu'à présent composé de 5 opérateurs et très concurrentiel.
Pour
Orange UK et
T-Mobile, il vaudrait mieux que Bruxelles se charge du dossier, le temps de réponse de la Commission européenne étant plus court que celui du régulateur britannique. La décision appartient désormais à
Neelie Kroes, actuelle commissaire européenne à la concurrence qui aura bientôt
la charge de l'économie numérique à la place de Viviane Reding.
Quel signal va-t-elle choisir d'envoyer à deux des mastodontes des télécoms européens ?
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