FTTH : 30 milliards d'euros pour couvrir 100 % de la population
Brève rédigée le 16/02/2010 à 16h59 par Stéphane Caruana
Alors que le label « Haut débit pour tous » vient tout juste de voir le jour, le Président de la République table déjà sur une couverture de 100 % de la population en très haut débit dans 15 ans. Un rapport de la Datar vient rappeler le coût d'un tel projet.
La délégation interministérielle à l'aménagement du territoire et à l'attractivité régionale (Datar) s'est penchée depuis plusieurs mois sur la question du déploiement et du financement du très haut
débit.
Alors que le gouvernement a dévoilé
son plan THD pour les zones peu denses et qu'il a attribué
2 milliards d'euros du grand emprunt au déploiement de réseaux très haut
débit, le rapport que la Datar vient de remettre à
Michel Mercier rappelle la nécessité des investissements publics dans la lutte contre une nouvelle fracture numérique.
En effet, selon la Datar, sans aucun appui public,
seulement 25 % à 40 % de la population serait couverte par le très haut débit en 2015. Malgré le regain d'intérêt soudain des opérateurs pour le
FTTH, notamment chez
Orange qui devrait injecter 2 milliards d'euros dans le déploiement de la fibre optique jusqu'à l'abonné d'ici 5 ans, une majorité de la population serait alors nettement désavantagée.
En outre, la couverture de 100 % de la population en
FTTH ne nécessiterait pas moins de
1,1 million de kilomètres de fibre optique, dont 300 000 km dans les
fourreaux de
France Télécom, 700 000 km par voie aérienne et 80 000 km enterrés dans de nouvelles tranchées.
Le montant total d'une telle opération s'élèverait alors à
30 milliards d'euros dont 50 % issus de financements publics.
La Datar préconise plutôt de couvrir
80 % de la population en FTTH,
5 % par équipement des sous-répartiteurs et
15 % en LTE (4G) ou très haut débit mobile. Le coût serait ainsi ramené à
18 milliards d'euros, dont 8 de financements publics.
Enfin, la Datar insiste sur la nécessité de déployer les réseaux
FTTH des zones urbaines et des zones rurales en parallèle afin de garantir une concurrence et une couverture optimales sur l'ensemble des territoires.
Ainsi, quelques semaines après
l'initiative de mutualisation d'
Orange, de
SFR et de
Free dans trois communes d'Ile-de-France, le rapport de la Datar rappelle essentiellement qu'en matière de très haut
débit, concertation et planification sont les maîtres-mots d'un déploiement rapide et performant.
Source : DegroupNews

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700 000 km aérien !
alors là, j'aimerais qu'on m'explique : EDF enterre ses ligne HT
FT enterre son tél. , et là la Datar recommande l'Aérien ?
- ne faudrait-il pas, plutôt, OBLIGER, les FAIs à enterrer leur
réseaux, DES LE DÉBUT du déploiement, ce serait plus logique, non ?
abominable - 16/02/2010 à 17h23
Et pourquoi ne pas faire une société commune à tous les FAI qui ferai 1 seul réseau mutualisé (enterré) pour tous ? Ainsi tout le monde étant actionnaire à part égale aurait le meme cout de location.
nicoge74 - 16/02/2010 à 17h33
Le 16 février 2010 - 17 h 33, nicoge74 a écrit :
on a donné combien déjà pour sauver les banques voyous ?
Et pourquoi ne pas faire une société commune à tous les FAI qui ferai 1 seul réseau mutualisé (enterré) pour tous ? Ainsi tout le monde étant actionnaire à part égale aurait le meme cout de location.
Et si l'état ne l'avait pas fait, on n'aurait plus d'épargne aujourd'hui...
malarkey - 16/02/2010 à 17h47
Dude - 16/02/2010 à 18h48
Le 16 février 2010 - 17 h 47, malarkey a écrit :
Le 16 février 2010 - 17 h 33, nicoge74 a écrit :
on a donné combien déjà pour sauver les banques voyous ?
Et pourquoi ne pas faire une société commune à tous les FAI qui ferai 1 seul réseau mutualisé (enterré) pour tous ? Ainsi tout le monde étant actionnaire à part égale aurait le meme cout de location.
Et si l'état ne l'avait pas fait, on n'aurait plus d'épargne aujourd'hui...
Faux, en ce qui me concerne quand les banques ont balancé leur déboire, j'ai basculé mon épargne à la poste qui pour rappel n'avait pas de compte financier spéculatif puisque cela lui est interdit par nature. Et si la moitié des banques privés coule, mais ou est le problème pour les peuples du monde ?
D'autre part, il suffirait que les Etats du monde se redonne le droit de "fabriquer" leur argent plutôt que de devoir l'acheter avec intérêt à des sociétés privés que l'on appel "banque" et les problèmes de dettes état disparaitrait en moins de vingt ans. Mais les multi-multi milliardaires des grandes banques privés mondiales n'y retrouverait par leur bénéfice donc on ne le fera pas, sauf révolution des peuples du monde !
astrodom - 16/02/2010 à 19h01