Google Street View mal perçu en Europe ?
Brève rédigée le 02/03/2010 à 12h58 par Stéphane Caruana
Le Vieux Continent a-t-il une dent contre Google Street View ? Les CNIL européennes viennent en effet de demander au service de Google de conserver les images avant floutage six mois au lieu de douze.
Après la possible ouverture par Bruxelles
d'une enquête sur le moteur de recherche Google, c'est à l'agrégateur de photographies
Street View de se retrouver une nouvelle fois sous le doigt inquisiteur de l'Europe.
On se souvient notamment que la
Google Car avait été chassée sans ménagement par
les habitants de Broughton en avril 2009, que la
CNIL s'était inquiétée de
l'arrivée des tricycles Google dans les squares et les ruelles françaises ou encore que le député de Seine-Saint-Denis,
Jean-Christophe Lagarde avait présenté
une proposition de loi visant à restreindre l'activité de
Google Street View sur le territoire national.
Il semblerait qu'une nouvelle offensive ait été lancée contre le service de navigation de
Google de la part du
G29, l'organisme européen réunissant les
CNIL des 29 Etats-membres de l'Union européenne.
Selon ces observateurs des libertés informatiques, c'est sans raison justifiée que
Google conserve les clichés avant floutage
pendant 1 an. Ils demandent donc que cette durée de stockage soit
réduite à 6 mois, le taux d'erreur sur les images étant «
très bas ».
En outre, les sages enjoignent la firme de Mountain View à ne pas «
prendre de photos de nature sensible ou incluant des détails intimes qu'un passant ne voit pas normalement » et à répondre systématiquement aux demandes de retrait d'images.
Au final, comme pour
la numérisation des livres ou
la publicité sur Internet, la concentration de pouvoirs aux mains de
Google et la puissance de frappe de l'entreprise américaine effrayent et dérangent.

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