Google numérise les bibliothèques de Rome et de Florence
Brève rédigée le 11/03/2010 à 13h05 par Stéphane Caruana
Après la bibliothèque municipale de Lyon et les tergiversations de la BNF, la question de la numérisation se pose avec beaucoup plus de fluidité chez nos voisins transalpins. Les bibliothèques de Rome et de Florence vont bénéficier du savoir-faire de la firme de Mountain View.
Un million d'ouvrages, parmi lesquels des trésors de la connaissance comme les premières éditions des travaux de
Kepler et de
Galilée, seront bientôt consultables d'un simple clic sur
Google Books.
En effet, le gouvernement italien vient de conclure un accord avec le géant américain afin
qu'il numérise les livres du domaine public des bibliothèques nationales de Rome et de Florence. Les ouvrages numérisés seront ensuite accessible via le site de
Google Books mais viendront également enrichir le fonds de la bibliothèque numérique européenne,
Europeana.
Alors qu'en France, à l'exception notable de
la bibliothèque municipale de Lyon, les établissements publics se montrent réticents face à
Google, l'Italie se lance dans l'aventure à bras le corps, suivant
les conseils de Bruxelles.
De notre côté des Alpes, après les cris d'orfraie à l'évocation
d'une alliance Google/BNF, il fallu mettre sur pied
une commission, présidée par
Marc Tessier, qui a finalement conclu que la firme de Mountain View était un interlocuteur nécessaire.
S'il est légitime d'encadrer les pratiques de
Google en matière de
numérisation, la bataille française entre conservatisme et modernité pourrait au final causer un sérieux retard de l'Hexagone dans la diffusion des savoirs par Internet.
À tout moment un incendie, une inondation, risque de détruire notre patrimoine, et nous ne faisons rien. Nous rejetons Google, mais nous n'avons pas les moyens de numériser le contenu de nos bibliothèques. En gros on veux péter plus haut que notre cul. http://www.expressio.fr/expressions/peter-plus-hau(...)
patounet1 - 11/03/2010 à 16h45
Mais mieux vaut il que Google remplisse ses bases de données de ces infos tout en numérisant gratuitement ces livres et donc on garde le savoir, ou qu'ils brulent lors d'un incendie et tout est perdu à jamais ??
Entre la peste et le choléra parfois il faut choisir.
Et finalement quel est le souci avec le fait que ce soit google qui le fasse ? Qu'ils soient us ? Qu'ils utiliseront le savoir (n'est ce pas le but d'une bibliothèque que de permettre de partager le savoir) ?
nicoge74 - 15/03/2010 à 10h07