VoD : un projet de décret qui annonce la fin ?
Brève rédigée le 02/04/2010 à 16h02 par Stéphane Caruana
Les jours de la VoD sont-ils en danger ? C'est ce que semblent penser de nombreux acteurs du secteur suite à la publication d'un projet de décret du Ministère de la Culture et de la Communication relatif aux services des médias audiovisuels à la demande.
La consultation publique que vient de lancer la
Direction générale des médias et des industries culturelles, sous l'égide du Ministère de la Culture et de la Communication, au sujet de
la contribution des plateformes de vidéo à la demande au financement de la création audiovisuelle française et européenne, promet d'être houleuse.
En effet, de nombreux acteurs concernés, opérateurs de télécommunications ou plateformes de VoD, font d'ores et déjà entendre leur mécontentement face à un texte qui serait susceptible de «
tuer » la
vidéo à la demande.
Le projet, signé de la Direction générale des médias et des industries culturelles, du
CSA et du CNC, prévoit que les services de
vidéo à la demande par abonnement (SVoD) dont le chiffre d'affaires dépasse les 15 millions d'euros devront consacrer «
26 % de leur chiffre d'affaires au préfinancement des oeuvres européennes, dont 22 % pour les longs métrages français ».
En outre, les ventes de vidéo à l'acte devraient également fournir une participation comprise
entre 7,2 et 12 % du chiffre d'affaires des plateformes de VoD.
Selon
Marc Tessier, «
c'est un texte qui ne se comprend pas. Il ne tient pas compte de l'économie de la filière, qui reverse déjà entre 50 % et 60 % de ses recettes aux producteurs pour les films récents ». Visiblement, l'ancien président de
la commission pour la numérisation des bibliothèques, et par ailleurs
président du syndicat de la VoD, prend ses distances avec le Ministère de la Culture et de la Communication.
De plus, ce dernier craint que la participation des plateformes au préfinancement des oeuvres n'induise
une pratique d'exclusivité au lieu d'encourager chacune d'entre elles à proposer un maximum de titres. Cantonnés à une seule plateforme de VoD, les films enregistreront inévitablement des recettes moindres.
Au final, de telles mesures pourraient
mettre à mal un marché de la VoD encore balbutiant. Selon un grand opérateur, «
ce qui est certain, c'est que si la VoD est lestée de tous ces boulets, l'offre légale de vidéo à la demande recommandée par la loi Hadopi contre le piratage n'a aucune chance de voir le jour ». Ce sont
les Bittorrent, plateformes de streaming et autres sites d'hébergement qui doivent se frotter les mains.
bah ça risque d'etre vite plié leur business...
et le telechargement illégale ne va pas s'arrêter en procédant ainsi, c'est sur... abonnement adsl qui vont prendre 5 le gaz qui flambe le petrole qui s'enflamme l'electricité dont la facture ce voit electrocuté, tout augmente sauf la fiche de paye de M. et Mme Michu...!
tofoo93 - 02/04/2010 à 16h26
Les impôts des 1000 familles les plus riches n'augmentent pas. Ils sont bien plafonnés, eux ...
billfouine - 02/04/2010 à 16h35
donc je me léve tôt pour ça, mais pour le moment le chèque c'est moi qui le fait tjrs snif...
tofoo93 - 02/04/2010 à 16h42
Le 02 avril 2010 - 16 h 42, tofoo93 a écrit :
j'aimerai recevoir un chèque de mon receveur des impots...
donc je me léve tôt pour ça, mais pour le moment le chèque c'est moi qui le fait tjrs snif...
Essaye d'autres solutions (légales bien sûr)
Vince81 - 02/04/2010 à 17h03
...reverser 26%
mais, c'est des malades !!!
abominable - 02/04/2010 à 17h07