Free et le logiciel libre s'affronteront le 27 mai prochain
Une décision intermédiaire a été produite par le TGI de Paris dans l'affaire opposant Free aux développeurs des logiciels Iptables et Busybox, sous licence GNU/GPL, utilisés pour le fonctionnement de la Freebox.
Voilà plusieurs années que
Free est dans le collimateur de la
Free Software Foundation. Celle-ci accuse en effet le
FAI de
ne pas respecter les règles de la licence GNU/GPL, alors qu'il utilise les logiciels Iptables et Busybox, soumis à cette licence, pour faire fonctionner ses Freebox.
Il est ainsi demandé à
Free de dévoiler son code source afin de «
permettre d'étudier le fonctionnement du programme » et de «
l'adapter à ses besoins et d'améliorer le programme et de rendre publiques ses améliorations pour que toute la communauté en bénéficie », comme l'exige la licence GNU/GPL.
Néanmoins, le
FAI estime pour sa part que
la Freebox n'étant ni vendue ni louée, l'obligation de dévoiler le code source ne s'applique pas à lui. C'est en substance
ce que déclarait Xavier Niel à nos confrères de
PC Inpact en 2007 : «
la FreeBox est considérée comme faisant partie de l'infrastructure réseau de Free et n'appartient jamais au client. Le logiciel GPL modifié n'est donc jamais *distribué*. Il ne sort pas du réseau de Free ».
Devant le refus de
Free d'obtempérer,
Harald Welte,
Erik Andersen et
Rob Landley, les trois développeurs à l'origine des logiciels libres concernés, ont décidé
d'attaquer Free en justice et de lui réclamer, en dernier recours,
un euro par Freebox.
L'ordonnance du juge de la mise en état de la 3ème chambre du tribunal de grande instance de Paris, en date du 26 mars 2010, stipule que les audiences auront lieu
le 27 mai prochain. Le magistrat rejette la demande des trois développeurs qui souhaitaient que
Free produise les «
études et/ou analyses » mentionnées par
Xavier Niel dans l'interview accordée à
PC Inpact le 15 novembre 2007.
En revanche, il réclame que soit fournie
une traduction certifiée conforme à l'original de la licence GNU/GPL (version 2). Or, devant le casse-tête judiciaire que représente la traduction de la licence dans diverses langues et les risques qu'une simple erreur pourrait impliquer, la
Free Software Foundation a toujours refusé de reconnaître les différentes tentatives qui courent sur le net.
Si la FSF veut que le procès soit un succès en faveur du logiciel libre, comme cela a été le cas
dans l'affaire l'opposant la société Edu4, elle devra se conformer à la décision du juge.
la Free Software Foundation a toujours refusé de reconnaître les différentes tentatives qui courent sur le net.
Encore un lien malheureux ???
luigi.c - 20/04/2010 à 13h46
Le 20 avril 2010 - 13 h 46, luigi.c a écrit :
la Free Software Foundation a toujours refusé de reconnaître les différentes tentatives qui courent sur le net.
Encore un lien malheureux ???
Sinon malheureux, du moins cocasse, mais c'est désormais rectifié
stephaneC - 20/04/2010 à 15h45
Le 20 avril 2010 - 11 h 15, stephaneC a écrit :
Néanmoins, le FAI estime pour sa part que la Freebox n'étant ni vendue ni louée, l'obligation de dévoiler le code source ne s'applique pas à lui.
La bonne blague, ce n'est pas parce que Free ne présente pas son offre comme 26,99 pour les services et 3 pour location du Modem que la Freebox n'est pas loué.
La Freebox coute de l'argent à Free, qui doit par conséquent inclure l'amortissement des couts de production de la Freebox dans son offre à 29,99, Freebox comprise.
Elle est loué, et c'est compris dans le prix, c'est tout.
Pfunk - 20/04/2010 à 17h54
ou presque (si on oublie l'assistance téléphonique)
tofoo93 - 20/04/2010 à 18h13
Le 20 avril 2010 - 17 h 54, Pfunk a écrit :
Le 20 avril 2010 - 11 h 15, stephaneC a écrit :
Néanmoins, le FAI estime pour sa part que la Freebox n'étant ni vendue ni louée, l'obligation de dévoiler le code source ne s'applique pas à lui.
La bonne blague, ce n'est pas parce que Free ne présente pas son offre comme 26,99 pour les services et 3 pour location du Modem que la Freebox n'est pas loué.
La Freebox coute de l'argent à Free, qui doit par conséquent inclure l'amortissement des couts de production de la Freebox dans son offre à 29,99, Freebox comprise.
Elle est loué, et c'est compris dans le prix, c'est tout.
Elle n'est pas loué et c'est écrit dans les CGV. Si elle était louée, Free serait poursuivi par l'UFC (entre autres) pour vente (ici plutôt location) forcée.
Vince81 - 20/04/2010 à 19h29