Afrique : le nouvel Eldorado des télécoms
L'Afrique qui compte un milliard d'habitants, est le continent qui a connu ces 10 dernières années une explosion du marché des télécoms. Elle demeure le continent où tout reste à faire en matière d'accès au haut débit. Où en est ce continent en matière de téléphonie? Quelles sont les options choisies pour le haut débit ? Qui sont les principaux acteurs ? Quels sont les effets de cette révolution sur ce continent ? DegroupNews fait un point sur la situation.
Aperçu du secteur de la téléphonie mobile.
Avec l'explosion de la téléphonie mobile, le continent africain a en partie rattrapé son retard par rapport aux pays développés. Le taux de couverture GSM qui était de 10 % en 1996 est passé à 80 % en 2010. L'Afrique est passé de 51,8 millions de souscripteurs en 2003 à 246 millions en 2008 (Source IFRI).
Le taux de pénétration moyen pour le continent est de 33%(91% pour la France), toutefois, ce chiffre ne reflète qu'une partie de la réalité, car le niveau de développement est très inégal entre les pays. L'Afrique du Sud a un taux de pénétration supérieur à 90 % alors que celui du Gabon ou de l'Éthiopie est inférieur à 5 %. Ces inégalités s'expliquent en partie par le niveau de revenu par habitant, la croissance du PIB ou bien le taux d'urbanisation.
Il reste encore beaucoup de marchés à développer, mais tout va très vite, en particulier pour la téléphonie mobile qui apparaît comme la technologie la mieux adaptée aux contraintes inhérentes à ce continent. Le coût des infrastructures est moins important que celui des réseaux filaires et la technologie qui est très facile à déployer entraîne des délais d'installation très courts.
De plus, les offres de paiement avec carte prépayée sont très bien adaptées aux contraintes de ressources des ménages africains.
Un autre facteur qui a accéléré le développement de la téléphonie mobile est la politique d'ouverture du marché de la concurrence mise en place par les gouvernements locaux. En outre, une réduction des taxes aurait permis à 43 millions de personnes supplémentaires d'accéder à la téléphonie mobile.
Les télécoms, un moteur pour la croissance de ce continent.
Le développement des télécoms dynamise les économies locales, en effet
les recettes des télécoms représentent 5% du PIB des Etats africains, c'est une des plus importante source de revenus fiscaux (11% au Tchad, 10% au Congo, 9% au Cameroun).
Selon une étude de la Banque mondiale,
10 % de croissance de pénétration mobile engendre une croissance de 1,2 % du PIB d'un pays d'Afrique subsaharienne. Selon Frontier Economics en 2007, le secteur des télécoms a fait travailler 3,5 millions de personnes en Afrique.
Les échanges commerciaux ont aussi vécu une révolution avec
le développement du micro-paiement et les transferts d'argent virtuel. Par exemple, au Kenya, 38% des habitants ont accès à une banque mais 86 % utilisent les services de transferts d'argent. Le développement des télécoms a des répercussions à tous les niveaux. Au niveau social, il peut être une source d'émancipation pour les femmes, qui peuvent créer leur propre commerce.
Au niveau éducatif, les télécoms ont favorisé l'enseignement à distance qui permet de combler les besoins en enseignants et de lutter contre un des taux d'alphabétisation les plus faible de la planète (23% au Mali). On peut citer comme réalisation concrète l'UVA,
l'Université Virtuelle Africaine qui depuis 1997 a formé près de 9000 scientifiques, ingénieurs et techniciens.
Source : DegroupNews
la je vais vous en parler de ma connexion adsl africaine justement a un debit faramineux de 512kbs...
ca fait 2 ans que je suis en afrique de l'est, a djibouti exactement et pour tout dire a part le petit debit et le prix je ne me plain pas trop...
l'article renseigne bien sur ce qu'est la realité du terrain. j'avais deja fait un sejour en 2007 au Tchad et ca se ressemble: au niveau de la telephonie il n'existe que des cartes prepayé et je pense que c'est ce qu'il faut pour l'habitant local. la 3g est soit disant arrivée l'année derniere mais je n'arrive pas a me connecter (je n'ai qu'un iphone v1 edge, le E s'affiche mais rien)
pour l'adsl, c'est autre chose...je suis dans un pays pauvre mais c'est un endroit ou il y a de nombreux ressortissants etrangers (fr, sp, us, ch et jp...) et donc une demande en internet fixe. les particuliers ont droit a 512 max (avec quotas) mais jusqu'a 6mbs pour les pros. il y 2 ans, c'etait pas la bousculade chez l'operateur historique Djibtel pour les acces adsl, les gens se contentaient du 56k. normal vu le prix: 36 000 dej / mois (env 120) ! ca calme sachant qu'a coté le loyer et l'electricité sont pas donnés non plus. au bout d'un an le prix a baissé de 50% et reste le meme a ce jour. le quota est de 5Go pour l'abo a 128k, 10go /256k et 15go /512k.
la connexion est bonne (~ 52ko/s) et stable. j'ai eu 2 grosses pannes qui ont durées de 10 a 20j environ. la hotline est pas performante vu la panne que c'etait.
je beneficie de l'adsl parce que je suis dans la capitale mais comme dit dans l'article, c'est compliqué en dehors (desertique et commun a beaucoup de pays africain) l'adsl n'est clairement pas la solution dans ces pays en dehors des grandes villes. la solution est surement dans cette chose que l'on a toujours sur soi (meme un africain): le telephone et une puce 3g ou meme 4g pour plus tard. c'est dingue de voir les africains: ils ont des tel plus technologique que nous et n'ont pas toujours a mangé...
bref c'est un enorme marché qui attire tout le monde et surtout les chinois...et pas que dans les telecom...
nico1314 - 01/05/2010 à 15h28