Hadopi : les pirates ne sont pas la cible de la riposte graduée
Présentée par Marie-Françoise Marais, présidente de l'Hadopi, comme « une conversation avec mamie au coin du feu », la conférence de presse qui s'est tenue rue du Texel lundi soir offre des renseignements qui donnent plutôt l'impression d'avoir fait la connaissance de Tatie Danielle.
Après un début un peu chaotique, entaché notamment par
l'affaire du logo dont la police avait été piratée, l'Hadopi semble décider à repartir du bon pied en dévoilant
un nouveau logo, noir et bleu, «
simple, sobre, les œuvres au coeur de la mission de la Haute Autorité ». Les amateurs apprécieront.
Cette conférence de presse a également été l'occasion de rappeler les différentes étapes de la riposte graduée, ce dont s'est chargé
Jacques Toubon. La
Commission de protection des droits (CPD) de l'Hadopi est saisie par les ayants-droit, pour le compte de qui
TMG surveille les échanges sur les réseaux peer-to-peer.
Celle-ci décide de lancer une procédure et contacte le
FAI pour obtenir
les coordonnées de l'internaute dont l'
adresse IP lui a été communiquée et envoie
une première recommandation par mail rappelant à l'internaute l'obligation de sécurisation de l'accès à Internet.
Si dans les six mois qui suivent, l'
adresse IP réapparait dans les dossiers de la CPD,
un deuxième avertissement, sous forme de lettre avec accusé de réception, est envoyé avec des informations analogues que celles contenues dans le premier mail. Enfin, s'il y a récidive dans un délai d'un an à partir de l'envoi de cette lettre,
le cas peut être transmis à l'autorité judiciaire qui peut éventuellement couper la connexion de l'internaute incriminé.
Cette explication met, une fois encore, à jour
le point faible du processus : l'
adresse IP ne suffit pas à identifier une personne se rendant coupable de malversation. Le logiciel
SeedFuck ou
l'affaire de Niort l'ont démontré.
Qu'à cela ne tienne, l'Hadopi a réponse à tout : «
Hadopi ne vise pas les pirates, mais la négligence caractérisée, si l’internaute a fait en sorte que son ordinateur ne soit pas assez protégé face aux risques de piratage » soutient
Mireille Imbert-Quaretta, présidente de la CPD. L'acte de contrefaçon n'est pas réprimandé, c'est le défaut de sécurisation qui l'est.
Mais, dans ces conditions, comment accepter alors que les premiers mails d'avertissement soient envoyés au mois de juin alors que
le rapport sur les logiciels de sécurisation, dont a la charge
Michel Riguidel, ne sera rendu qu'en septembre ?
Et comment comprendre cette précision de
Mireille Imbert-Quaretta : «
l’infraction de négligence caractérisée n’est pas définie, on attend pour cela la publication de l’avis du Conseil d’Etat » ?
Au final, on se retrouve avec une haute autorité qui ne lutte plus contre le téléchargement illégal mais contre
les connexions Internet mal protégées et qui pourtant refuse d'attendre que des logiciels de sécurisation fiables soient identifiés avant d'envoyer ses premiers mails de remontrances. Le nouveau logo n'a visiblement pas mis l'Hadopi a l'abri d'un nouveau sophisme.
et avec quel logiciel validé par l'etat?
big brother le retour?
perso je prend les logicies de securites que je veux et pas un imposer
epsylon999 - 04/05/2010 à 11h35
Votre voiture, garée sur un parking, est dérobée par une bande de malfrats, qui s'en servent comme voiture bélier pour défoncer et dérober le contenu des vitrines d'un bijoutier.
Et bien grâce à Hadopi, vous serez considéré comme coupable... Parce que votre voiture n'aura pas été assez protégée contre les voleurs. Comme si tout un chacun avait les moyens de se prémunir contre çà !
C'est du grand n'importe quoi. Je rigolerai franchement, si un groupe pirate arrivait à faire pointer les adresse IP ou pirater les ordinateurs de nos ministres, ou de quelques responsables de majors. Quelle crise de fou rire ce jour là !
Hurrican - 04/05/2010 à 17h01
Non, tu ne rigoleras pas, ce sera comme pour leurs voitures et les radars automatiques : le logiciel qui envois la première recommandation par e-mail, aura en mémoire les adresses, des gens très importants (= au dessus des lois) et renverra en Rouge, gras, << Envois refusé : personnage intouchable, à éliminer des fichier>>
Puis même si par erreur ils recevaient un premier e-mail, ils téléphoneront à leur copain du ministère ou de la préfecture qui passera son tour un coup de fil à la commission de protection des droits disant en gros << Votre courriel ref XXXXX : personnage intouchable, à éliminer des fichier >>
Faut pas rigoler, on ne mélange pas l'élite de la France avec le vil peuple
patounet1 - 04/05/2010 à 17h54
Le 04 mai 2010 - 17 h 54, patounet1 a écrit :
Bonjour,
Non, tu ne rigoleras pas, ce sera comme pour leurs voitures et les radars automatiques : le logiciel qui envois la première recommandation par e-mail, aura en mémoire les adresses, des gens très importants (= au dessus des lois) et renverra en Rouge, gras, << Envois refusé : personnage intouchable, à éliminer des fichier>>
Puis même si par erreur ils recevaient un premier e-mail, ils téléphoneront à leur copain du ministère ou de la préfecture qui passera son tour un coup de fil à la commission de protection des droits disant en gros << Votre courriel ref XXXXX : personnage intouchable, à éliminer des fichier >>
Faut pas rigoler, on ne mélange pas l'élite de la France avec le vil peuple
J'ai peur d'avoir trop bien capté...
En résumant, grâce à un quarteron de politicaillons incompétents, la France numérique se résume à deux populations: Les enfileurs et les enfilés, me gourre-je???
dgfu6578 - 04/05/2010 à 19h34
billfouine - 04/05/2010 à 19h37